Manifestation contre le pass sanitaire à Bruxelles: 44 arrestations et 3 policiers blessés

La police a procédé à 42 arrestations administratives et deux arrestations judiciaires en marge de la manifestation contre les mesures sanitaires qui a traversé la capitale dimanche après-midi, a indiqué en soirée la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles Ilse Van de keere. De plus, trois policiers ont été blessés.

BELGA-

Des dégâts ont par ailleurs été constatés dans le centre de la ville. La vitrine d’un magasin Carrefour express a notamment été brisée.La manifestation a rassemblé 35.000 personnes, dont le député Vlaams Belang Dries Van Langenhove, qui ont marché depuis la gare du Nord jusqu’à la petite rue de la Loi, de 13h00 à 17h00.

La police a fait usage de l’arroseuse et de gaz lacrymogène vers 14h45 à l’endroit où le cortège devait quitter l’avenue des Arts et tourner dans la rue Joseph II, contre des manifestants ayant lancé de feux d’artifice vers les policiers et voulant continuer à avancer tout droit sur la petite ceinture, selon la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles. L’arroseuse a de nouveau été employée peu avant 17h00 au niveau du rond-point Schuman au motif qu’il y aurait eu des jets de projectiles pyrotechniques. "Des gens ont cherché la confrontation avec la police", a motivé Ilse Van de keere.

 Leur mot d’ordre est «ça suffit!».

La plupart des personnes se sont dispersées peu après leur arrivée dans la petite rue de la Loi, mais quelques milliers de personnes étaient encore sur place à 17h00, heure de dislocation prévue. La police a alors annoncé sur Twitter qu’elle allait commencer à procéder à des arrestations. Les policiers ont commencé à pousser et à regrouper des participants restants dans le parc du Cinquantenaire.

"Nous avons réuni toutes les organisations belges qui militent pour la paix en cette période de crise", s’est réjoui Ezra, un porte-parole des organisateurs, qui comptent entre autres les mouvements Hands for Freedom, Vecht Voor Vrijheid, Teachers for Freedom et Belgians for Freedom. "Ensemble pour la liberté, on voulait former une grande famille pour défendre ensemble la démocratie. Nous sommes fiers d’avoir uni autant de personnes. Cependant, nous ne cautionnons pas les violences qui ont eu lieu aujourd’hui et nous nous en distancions".

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles "condamne fermement les fauteurs de troubles". "J’ai donné l’instruction de procéder à des arrestations et d’analyser les vidéos", a écrit sur Twitter Philippe Close.

«Nous prônons la liberté»

"Nous dénonçons les mesures restrictives de liberté, qui n’ont pas constitué une solution structurelle pour les soins de santé", ont défendu les organisateurs dans leur communiqué. Le mot d’ordre de cette mobilisation est "Ça suffit!".

"On prône aujourd’hui la liberté, mais on voudrait surtout la vérité", défend une femme d’un petit groupe citoyen qui porte le slogan "J’aime la liberté". "On trouve que l’information est toujours manipulée dans un sens ou dans l’autre. On n’est pas contre le vaccin en soi, mais ce n’est pas la solution miracle qu’on nous avait vendue. On ne nous parle pas des effets secondaires".

Un couple autour des 45 ans est venu de Courtrai avec ses deux enfants de 9 et 14 ans. "Le Covid Safe Ticket (CST) n’est pour moi pas une option d’avenir", dénonce le mari. "On refuse de prendre ce chemin autoritaire. En plus, notre enfant de 14 ans ne peut plus aller dans plein d’endroits car il n’a pas le CST."

 -
 -

© 2022 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Belga. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de Belga.