Absences d’un jour: bientôt plus besoin d’un certificat médical

En train de boucler son conclave budgétaire, le gouvernement fédéral se serait entendu sur une mesure concernant les absences pour cause de maladie de courte durée, selon la VRT. Il n’y aurait bientôt plus besoin d’un certificat médical pour une absence d’un jour.

Absences d’un jour: bientôt plus besoin d’un certificat médical
Un salarié devrait bientôt pouvoir s’absenter un jour pour cause de maladie sans devoir présenter de certificat. Attention: trois fois par an au maximum. ©Kzenon – stock.adobe.com
Belga
Benjamin HERMANN

C'est une mesure qui a fait parler d'elle ces derniers jours, suscitant quelques inquiétudes du côté patronal. Dans le cadre des négociations budgétaires en cours, le gouvernement fédéral se serait accordé sur la fin de l'obligation du certificat médical pour une absence d'un jour, rapporte la VRT ce lundi soir.

Cette facilité, selon le média public néerlandophone, ne pourrait être appliquée que trois fois par an par le salarié.

Cette mesure devrait en principe s’accompagner d’autres décisions visant à remettre au travail certains malades de longue durée:

Les négociations touchent à leur fin

Les discussions budgétaires étaient toujours en cours ce lundi soir. Elles doivent se clôturer avant la prise de parole d’Alexander De Croo, mardi à 14 h 30 à la Chambre, pour sa déclaration de politique générale.

À plusieurs sources, l’on citait encore en fin d’après-midi, entre autres, la réforme du marché du travail, les réductions aux entreprises pour les premiers engagements, le statut des footballeurs professionnels ou encore les investissements.

«Les discussions sont toujours en cours autour d'une série de points, de nombreux autres ont été résolus. Nous seront prêts dans les temps», nous assurait une source gouvernementale en fin de journée. Les négociations étaient éventuellement appelées à se poursuivre une partie de la nuit. Mais «l'échéance de ce mardi après-midi ne devrait pas être compromise», confirmait un autre interlocuteur. La difficulté étant, comme le veut la formule consacrée, que tant qu'il n'y a pas d'accord sur tout, il n'y a d'accord sur rien.

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Facture d’énergie: un coup de pouce, pas pour tous

D’après les informations qui filtraient lundi, il apparaît néanmoins que le gouvernement s’est accordé sur un gros morceau, à savoir la façon d’alléger les répercussions de la hausse des prix du gaz et de l’électricité sur la facture des Belges.

Comme attendu, le tarif social élargi à certains bénéficiaires d’allocations sociales et aux revenus modestes sera prolongé. Au début de cette année, le gouvernement avait décidé d’élargir cette mesure dont bénéficie aujourd’hui 1 million de ménages, soit environ 2 millions de personnes. L’élargissement, décidé parmi les mesures Covid, expirait à la fin de l’année. Il se poursuivra finalement l’an prochain pour une période qui n’est pas encore décidée.

Ces mêmes personnes bénéficieront en outre d’une réduction de 80 euros. C’est une «aide spécifique» ou un chèque énergie qui concernera donc les parties de la population les plus en difficulté.

Par ailleurs, les prélèvements fédéraux qui font partie de la facture énergétique seront convertis en accises à partir du 1er janvier. De cette manière, le gouvernement pourra réaliser la norme énergétique pour aider les ménages ainsi que les entreprises qui risquent de perdre une partie de leur compétitivité par rapport aux pays voisins, et, à terme, la mesure permettra de réaliser un «tax shift», soit un glissement fiscal.

Certaines pratiques seront également bannies, comme l’augmentation unilatérale de la facture d’acompte. Un chèque énergétique généralisé ne se trouve pour le moment pas dans les contours de l’accord.

Le montant total qui sera consacré à lutter par ces mesures contre la hausse de la facture d’énergie, pour autant qu’elles soient confirmées, s’élève pour le moment à plus de 500 millions d’euros.

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