Réforme des pensions: un bonus par jour de travail presté au-delà des 42 ans de carrière

Pensions: la ministre propose l’Introduction d’un bonus de 2 euros bruts par jour de travail presté au-delà des 42 ans de carrière

Réforme des pensions: un bonus  par jour de travail presté au-delà des 42 ans de carrière

La ministre des Pensions Karine Lalieux propose l’Introduction d’un bonus de 2 euros bruts par jour de travail presté au-delà des 42 ans de carrière, peut-on lire dans la note à négocier au sein de la Vivaldi, que Belga a pu consulter.

Ce bonus serait le même pour les 3 régimes, et serait accessible jusqu’à la pension complète (maximum 3 ans).

Un tel bonus représenterait, pour une personne travaillant 3 années supplémentaires, une augmentation de 100 euros nets par mois, assure la ministre. La réintroduction du bonus pension, supprimé depuis le 1er janvier 2015, est l’une des mesures phare de la deuxième phase de la réforme des pensions envisagée.

Comme annoncé ce vendredi dans la presse, la ministre propose en outre l'introduction d'une condition de carrière identique pour tous pour l'accès à la pension anticipée. Cette condition serait de 42 ans de carrière à partir de 60 ans. Elle prévoit également une pension à temps partiel prise à mi-temps ou à 1/5 temps.

En ce qui concerne la pension minimale, le gouvernement fédéral a déjà décidé, dans la première phase de la réforme, de l’augmenter progressivement d’ici 2024 de 11% au-delà de l’indexation et de la liaison au bien-être. Dans sa note, la ministre Lalieux propose aussi de revaloriser le calcul de la pension minimum pour les personnes (surtout des femmes) qui travaillent à temps partiel.

La mise en place d’une condition minimale de prestations effectives pour l’accès à la pension minimum, objet d’une passe d’armes entre socialistes et libéraux cet été, figure bien dans la note. Il pourrait être proposé une période de 10 ans à raison de 104 jours par an en moyenne (soit un total de 1040 jours) «pour autant que des avancées soient réalisées tant pour mieux tenir compte des premières années de travail des jeunes, en ce compris les jobs étudiants, que de la possibilité de prévoir une nouvelle condition d’accès de l’ordre de 20 ans de travail effectif sans condition de carrière de 30 ans», détaille la ministre.

Une troisième phase «à réaliser un sein du Conseil national des pensions» est enfin envisagée. Celle-ci contient, entre autres, une augmentation du taux de remplacement (actuellement de 60%) pour tous les retraités, une généralisation du deuxième pilier et une meilleure prise en compte de la dimension familiale.

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