Conflit en Afghanistan: un premier C-130 a décollé à destination du Pakistan

Les deux C130 et l’A400M de la Défense déployés dans le cadre de l’opération d’évacuation de l’Afghanistan NEO (Non-Combattant Evacuation Operation) décollent de l’aéroport militaire de Melsbroek ce mercredi.

Conflit en Afghanistan: un premier C-130 a décollé à destination du Pakistan

Les deux avions les plus anciens, soit les C130, partent les premiers en fin de matinée et feront une halte à Chypre avant d’arriver à Islamabad au Pakistan jeudi vers midi. L’A400M partira le dernier, dans l’après midi. Il fera le vol d’une traite et devrait arriver durant la nuit de mercredi à jeudi dans la capitale pakistanaise, a-t-on appris auprès de la composante aérienne de l’armée.

Seuls les deux C130 feront ensuite le déplacement vers Kaboul. Ils peuvent transporter de 50 à 70 personnes. La Défense a demandé des créneaux horaires permettant aux deux engins de se poser dès vendredi matin dans la capitale afghane. La durée de l’opération et le nombre de rotations nécessaires pour évacuer les personnes prises en charge par la Belgique ne sont pas encore connus.

Le détachement complet se compose d’une centaine de personnes, ont indiqué les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, Ludivine Dedonder et Sophie Wilmès, ainsi que le secrétaire d’Etat à l’Asile, Sammy Mahdi, dans un communiqué. A bonne source, l’on a évoqué un détachement de techniciens de 16 personnes de même qu’une soixantaine de personnes en charge de la liaison et de la sécurité, a-t-on précisé à bonne source.

Un Falcon 7-X s’est déjà envolé mardi de Melsbroek en direction d’Islamabad. Il emportait avec lui une équipe de préparation et une équipe consulaire.

L’équipe consulaire travaillera depuis l’aéroport de Kaboul et assurera la liaison avec l’ambassade d’Islamabad, compétente pour l’Afghanistan, et avec les autorités de l’aéroport. Elle accueillera également les passagers. L’équipe militaire de préparation prendra les contacts nécessaires avec les autorités locales pour assurer les rotations entre Islamabad et Kaboul.

Le SPF Affaires étrangères et le Secrétaire d’État à l’Asile et la Migration sont à pied d’œuvre afin d’identifier les personnes pouvant être rapatriées en Belgique. La Défense, de son côté, assurera la bonne exécution de l’évacuation et la sécurité des personnes, précise le communiqué des trois ministres.

Un Belge rapatrié par un vol français, seize à bord d’un C-17 affrété par les Pays-Bas

Un ressortissant belge a été rapatrié mardi d’Afghanistan à bord d’un vol français et seize autres ont embarqué à bord d’un avion de transport C-17 affrété par les Pays-Bas, a-t-on appris mercredi de sources concordantes, alors que la Belgique a lancé sa propre opération d’évacuation qui pourrait concerner une centaine de personnes.

Selon le ministère néerlandais de la Défense, seize personnes disposant d’un passeport belge se trouvaient mercredi à bord d’un C-17 appartenant à une flotte de trois appareils de ce type opérés par l’Otan, mais effectuant cette mission d’évacuation au profit des Pays-Bas. Cet avion, qui a décollé mercredi matin de Kaboul, transportait également deux personnes disposant d’un passeport allemand et deux Britanniques.

Ce C-17 Globemaster III devait se rendre à Tbillissi, la capitale géorgienne, a précisé la ministre démissionnaire de la Défense, Ank Bijleveld.

L’armée de l’Air française a pour sa part exfiltré 216 personnes dans la nuit de mardi à mercredi - soit une grande partie des personnes réfugiées à l’ambassade de France à Kaboul, dont 184 Afghans - qui sont attendues à Paris en fin de journée.

Parmi elles figuraient un Belge, a appris l’agence Belga de bonnes sources, ainsi que quatre Néerlandais, selon la presse française.

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