Salaire minimum, heures sup’, fins de carrière: les grandes lignes de l’accord

Syndicats et patronat sont parvenus à s’entendre sur les points sensibles, dans le cadre de l’accord interprofessionnel 2021-2022.

Benjamin HERMANN ,Belga
Salaire minimum, heures sup’, fins de carrière: les grandes lignes de l’accord
L’ensemble du secteur privé est concerné par l’accord interprofessionnel 2021-2022. ©Photo News

L’annonce est tombée aux aurores, mardi, au terme d’une réunion qui avait été entamée lundi à 13 h. Le Groupe des 10, qui réunit les représentants des syndicats et des employeurs, est parvenu à dégager un accord autour des délicates questions du salaire minimum, des fins de carrière, d’heures supplémentaires «de relance» défiscalisées et de l’harmonisation des pensions complémentaires des ouvriers et des employés.

Ces pourparlers se tenaient dans le cadre des négociations pour l’accord interprofessionnel (AIP) 2021-2022. Les AIP se négocient entre partenaires sociaux tous les deux ans et permettent, lorsqu’un accord est trouvé, de fournir un cadre pour les négociations sociales concernant les travailleurs du secteur privé.

Constatant l’échec des négociations entre partenaires sociaux, le gouvernement fédéral avait repris la main, pour parvenir à un accord politique le 6 mai. La Vivaldi confirmait alors la marge salariale fixée à 0,4% (l’augmentation maximale des salaires pour les deux prochaines années, au-delà de l’indexation). C’est principalement sur cette marge que les négociations avaient buté, les syndicats la considérant comme trop rigide. Ils réclament d’ailleurs une révision de la loi de 1996, révisée sous le gouvernement Michel, qui encadre cette norme.

Début mai, le gouvernement donnait aussi la possibilité aux secteurs et entreprises ayant «connu de bons résultats durant la crise» d'octroyer aux travailleurs du privé une «prime corona», à savoir un chèque consommation d'un montant maximal de 500 euros.

Dans la foulée, le gouvernement priait syndicats et patronat de poursuivre les négociations sur une série de dossiers sensibles. Et c’est sur ces points qu’un accord est tombé dans la nuit de lundi à mardi. Il appartient maintenant aux syndicats – CSC, FGTB et CGSLB – d’obtenir le feu vert de leur base et de leurs instances pour entériner l’accord.

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