VIDÉO | Wilmès et ses collègues du Benelux sur la ligne de contact du Donbass

Les ministres des Affaires étrangères du Benelux sont arrivés jeudi dans le Donbass ukrainien, où ils ont visité, à Chtchastia, l’un des neuf points de passage de la «ligne de contact» qui gèle de plus en plus la frontière entre les territoires contrôlés par les forces régulières ukrainiennes et les zones séparatistes pro-russes.

La ministre belge Sophie Wilmès et ses collègues néerlandais Stef Blok et Jean Asselborn ont pu visiter les infrastructures de contrôle les plus récentes financées par l’Ukraine, et qui équiperont bientôt l’ensemble des points de passage.

Ces points sont quasiment inactifs actuellement, non seulement en raison des tensions mais aussi des mesures de confinement sanitaire. Les responsables militaires ukrainiens ont toutefois assuré aux ministres du Benelux qu’ils étaient prêts à tout moment à reprendre les activités, pointant du doigt un manque de volonté de la partie pro-russe.

En Ukraine, le trio diplomatique est venu marquer son soutien au gouvernement de Kiev, face aux intimidations récentes du président russe Vladimir Poutine, qui avait amassé des troupes à la frontière ukrainienne le mois dernier avant de les retirer.

«À la suite de ces mouvements russes à la frontière, le gouvernement ukrainien avait souhaité de la part de la communauté internationale un soutien, une visite aussi pour voir ce qu’il se passe», a expliqué Mme Wilmès.

«Nous avons répondu à l’appel puisque nous soutenons l’Ukraine dans sa souveraineté et son intégrité territoriale», a ajouté la ministre.

La visite des chefs de la diplomatie du Benelux coïncide d’ailleurs avec celle du secrétaire d’État américain (ministre des Affaires étrangères) Antony Blinken, venu apporter à Kiev le soutien de l’administration Biden.

Des rencontres avec la population civile et, vendredi matin, avec de hauts responsables, sont aussi au programme.

«Dans un contexte de multilatéralisme, chaque pays peut faire entendre sa voix, tenter de trouver d’autres pays qui partagent ses valeurs pour se coaliser et faire le poids», a commenté la ministre. Elle ajoute que la Belgique et le Benelux ont aussi des demandes envers l’Ukraine en termes de réformes et d’écoute de la société civile.

La ministre reconnaît ne pas «voir d’issue extrêmement rapide» au conflit du Donbass, mais elle dit observer aussi «une volonté des uns et des autres de ré-entamer de manière proactive un processus positif».

Mme Wilmès veut notamment examiner comment la visite de M. Blinken pourrait influer sur le processus actuel des accords de Minsk ainsi que sur le «format de Normandie» où les belligérants russe et ukrainien sont supervisé par la France et l’Allemagne, avec le soutien de l’OSCE.

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