Sophie Wilmès: le départ du Conseil de sécurité avant d’autres engagements multilatéralistes

La fin, vendredi, du mandat de deux ans de la Belgique en tant que membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU ne signifie pas un repli sur soi, avec de nouvelles étapes en vue pour la diplomatie belge, a indiqué mercredi la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, qui a réaffirmé son attachement au multilatéralisme.

Sophie Wilmès: le départ du Conseil de sécurité avant d’autres engagements multilatéralistes

Le sixième mandat de la Belgique au sein du Conseil de sécurité des Nations unies prend fin le 31 décembre, à l’issue de deux ans au sein de la plus haute instance décisionnelle de l’organisation, responsable de la paix et de la sécurité internationales, après une élection en juin 2019 par 181 des 193 pays siégeant à l’ONU.

«Pendant ces deux années, la Belgique a été active dans tous les dossiers à l’ordre du jour de cette instance», a souligné le cheffe de la diplomatie belge dans un communiqué.

«Un tel mandat n’est pas une responsabilité évidente en ces temps de tensions géopolitiques croissantes, d’équilibres changeants et de pression accrue sur le système multilatéral», a expliqué Mme Wilmès.

Elle a rappelé que la Belgique s’est vue confier un certain nombre de dossiers et de fonctions importantes pour ce mandat, notamment sur l’acheminement de l’aide humanitaires en Syrie, un pays plongé depuis 2011 dans une guerre civile qui a fait plus de 387.000 morts.

La Belgique a ainsi présidé le groupe de travail sur les enfants et les conflits armés, au sein duquel le Conseil de sécurité fait des recommandations aux pays pour mieux protéger les enfants des effets des conflits. Elle a également présidé le comité de sanctions sur la Somalie, où les sanctions, y compris un embargo sur les armes, contribuent à lutter contre la grave instabilité dans le pays. En tant que co-auteur, la Belgique a recherché un consensus entre les membres du Conseil de sécurité sur les questions humanitaires liées au conflit en Syrie, comme l’accès de l’aide humanitaire, ainsi que pour le mandat du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).

Selon Mme Wilmès, la Belgique a également été reconnue pour avoir facilité l’adoption de la résolution 2231, un «texte-clé» pour le suivi du programme nucléaire iranien et la mise en œuvre du plan d’action global conjoint (JCPOA, le Plan d’action global conjoint, ou PAGC en français, sur le programme nucléaire iranien négocié en 2015 mais dont les Etats-Unis se sont retirés trois ans plus tard).

«En deux ans, la Belgique a conduit le Conseil de sécurité à adopter par consensus pas moins de quinze textes sur la manière de traiter les violations des droits de l’enfant dans certains des dossiers géographiques les plus controversés, tels que la Syrie et le Myanmar. Cette réalisation sans précédent a également nécessité la volonté de tous les membres du Conseil de sécurité», a souligné la cheffe de la diplomatie belge.

La ministre a aussi balisé les prochaines étapes de la diplomatie multilatérale belge.

«Cette année, notre pays préside le groupe des fournisseurs nucléaires. La Belgique est également à la tête de la Conférence du Désarmement (CD) en 2021. Notre pays fait également campagne pour le rôle de président de la 5e commission de l’Assemblée générale des Nations unies. Et la Belgique vise un siège au Conseil des droits de l’homme à partir de 2023», a-t-elle indiqué.

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