VIDÉO | Coronavirus: «L’immunité de groupe sans vaccin est un leurre!»

L’Institut de santé publique a pris le temps ce vendredi, lors de sa conférence de presse, d’expliquer pourquoi la stratégie de l’immunité collective n’est (toujours) pas envisageable.

A. Ma.
Belga

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Outre un retour assez bref sur les dernières tendances (positives) observées en Belgique, le centre de crise a pris de longues minutes pour déconstruire l’idée selon laquelle l’immunité collective est la solution à la crise sanitaire.

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Ainsi, après avoir démontré qu’une minorité de Belges (entre 6% et 11%, selon l’étude la plus récente menée par Sciensano) possédaient actuellement les anticorps nécessaires pour faire face au SARS-CoV-2, le centre de crise s’est penché sur les failles actuelles de l’immunité de groupe à la belge.

1«L'immunité de groupe ne permet pas de faire disparaître le virus»

Premier constat: l’immunité collective ne permettra jamais de faire disparaître le nouveau coronavirus. Pourquoi? Parce que le réservoir de ce virus n’est pas uniquement humain. En effet, des animaux peuvent être porteurs de la maladie.

2Un modèle pas forcément adapté à la Belgique

Parce que le SARS-CoV-2 est 5 à 10 fois plus mortel que la grippe, parce que la Belgique, par sa forte densité de population, favorise la circulation du virus et parce qu’un tiers des Belges présentent des facteurs aggravants (âge, facteurs de comorbidité,…) de la pathologie, l’immunité collective n’est pas conseillée chez nous.

3«Un coût humain impayable»

Enfin, comme le rappelle Yves Van Laethem, «plusieurs modèles ont estimé qu’il y aurait (en Belgique) au moins 60.000 décès si on privilégiait l’immunité de groupe par voie naturelle uniquement»: «Un coût humain impayable», résume le porte-parole interfédéral.

Le vaccin, seule solution

Pour l’Institut de santé publique, c’est clair: «La recherche d’une immunité de groupe sur base naturelle uniquement, sans l’aide d’un vaccin, est un leurre!»

«La seule option est donc d’attendre un bon vaccin en limitant nos contacts et en respectant les mesures», conclut Yves Van Laethem.

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