La future Vivaldi s’engage pour une déclaration gouvernementale le 1er octobre

La Chambre a approuvé en séance plénière par 79 voix pour, 46 contre et 4 abstentions une motion d’ordre par laquelle les 7 partis de la future coalition Vivaldi s’engagent à inscrire à l’ordre du jour du parlement du 1er octobre une déclaration gouvernementale.

La future Vivaldi s’engage pour une déclaration gouvernementale le 1er  octobre
Pour conserver un gouvernement de plein exercice, les sept partis de la Vivaldi ont demandé à Sophie Wilmès de poursuivre sa tâche pendant encore 15 jours. ©BELGA

La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), aurait dû poser ce jeudi la question de confiance au parlement, comme elle s’y était engagée le 17 mars. Les discussions pour former un gouvernement Vivaldi ont toutefois pris du retard. Pour conserver un gouvernement de plein exercice alors que la crise sanitaire est loin d’être finie, les sept partis de la Vivaldi lui ont demandé de poursuivre sa tâche pendant encore 15 jours.

Le gouvernement s’inscrit dans ce cadre «loyalement», a assuré Mme Wilmès qui a formé le voeu «qu’une gouvernement majoritaire, de plein exercice se forme rapidement». «Le pays en a besoin, nos concitoyens en ont besoin», a-t-elle ajouté.

Le débat a donné lieu aux premières passes d’armes entre futures majorité et opposition, et sans doute le ton des prochaines années. La N-VA, le Vlaams Belang et le PTB ont dénoncé avec force les manœuvres en cours. Les communistes s’inquiètent déjà du contenu de la future déclaration, en particulier à propos de l’âge de la pension et d’une taxation des fortunes. «Vous allez devoir compter sur une opposition populaire et dynamique de gauche», a averti Raoul Hedebouw qui redoute la conclusion d’un accord d’«extrême centre».

Pour les nationalistes, c’est le «match» entre le PS et le MR pour livrer le Premier ministre qui a empêché Mme Wilmès de demander la confiance de la Chambre. En début de séance, les nationalistes ont donné de la voix de manière spectaculaire pour dénoncer cet état de fait. Le chef de groupe Open Vld, Vincent Van Quickenborne, les a mis en garde: «Vous ne pourrez jamais être plus extrêmes que l’extrême-droite».

Le cdH et DéFi «constructifs»

Le ton était autre au cdH et chez DéFI. A un «fédéralisme de combat», le cdH préfère un «fédéralisme constructif et de coopération». Les centristes auraient toutefois voulu savoir quel était le programme du gouvernement dans les 15 jours qui viennent, notamment pour résoudre des problèmes urgents comme celui des parents d’enfants dont l’école est fermée pour cause de contamination. «Des actes urgents sont nécessaires maintenant, pas dans 15 jours ou 3 semaines», a lancé Catherine Fonck.

«Oui, il nous faut un gouvernement aujourd’hui. Une opposition bruyante et brutale tente d’utiliser les peurs et les extrêmes. Nous seront heureux d’apporter une opposition utile et constructive», a dit François De Smet (DéFI).

Parmi les futurs partenaires de la Vivaldi, l’attitude du CD&V, où des voix discordantes se font entendre, est scrutée de près. Le chef de groupe Servais Verherstraeten a adressé un message rassurant aux autres partis: «Les négociations ne sont pas finies mais c’est notre volonté de les faire aboutir dans le respect de chacun».

La prolongation accordée à l’équipe Wilmès l’est pour une «durée limitée», a assuré le chef de groupe PS, Ahmed Laaouej. «Un cap est fixé, le 1er octobre. Les représentants de différents partis démocratiques sont à l’œuvre pour y parvenir», a-t-il assuré.

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