Le point sur les primes wallonnes

Comme tous les ans, le régime des primes régionales énergie et rénovation a été revu avec une bonne nouvelle pour les citoyens, elles sont à la hausse.

Dominique NUYDT
Le point sur les primes wallonnes
Les primes énergie concernent des travaux d’isolation des murs, toits et sols. ©stock.adobe.com

Cela peut paraître étonnant, mais l'enveloppe budgétaire consacrée aux primes énergie n'a pas été totalement épuisée l'année dernière. «Il n'y a pas eu assez de demandes et donc la Région a décidé de revoir certaines primes à la hausse pour inciter les citoyens à les utiliser» relate Jonas Moerman, conseiller à l'ASBL Econconso.

L’enveloppe budgétaire est conséquente, puisque pas moins de 50 millions d’euros sont alloués aux primes rénovation et énergie en Région wallonne. L’année dernière, seule la moitié de ce budget a été utilisée par les citoyens. Or, pour rencontrer les objectifs énergétiques fixés par l’Europe, la Région et ses citoyens doivent faire des efforts pour améliorer l’isolation de leur maison notamment.

Lourdeur administrative

Peu avant la tenue du salon Batibouw, le gouvernement régional a annoncé un régime de primes nettement plus attractif pour les citoyens. Il n’en demeure pas moins qu’il garde sa lourdeur administrative et que le cheminement n’est pas toujours simple pour le citoyen lamba.

Le jeu en vaut pourtant la chandelle, car le système d'octroi des primes sera à nouveau modifié au mois de septembre. «L'audit énergétique sera plus contraignant, précise Jonas Moerman. Les primes seront attribuées selon des priorités. Il ne sera pas question de demander une prime pour les châssis des fenêtres si l'isolation du toit est prioritaire par exemple.»

Le gouvernement a également annoncé qu’il travaille sur un nouveau système d’octroi des primes pour le rendre moins lourd sur le plan administratif, mais cela, ce sera probablement pour l’année prochaine.

Des primes multipliées par trois

Certaines hausses sont spectaculaires selon les catégories de revenus. Les montants sont majorés en fonction de la catégorie de revenus par le calcul d’un coefficient: C1, revenu inférieur ou égal à 21 900€ (prime de base multipliée par 3); C2, revenu inférieur ou égal à 31 100€ (prime de base multipliée par 2); C3, revenu inférieur ou égal à 41 100€ (prime de base multipliée par 1,5) et C4, revenu inférieur ou égal à 93 000€ (prime de base multipliée par 1).

Pour calculer votre revenu et donc votre coefficient, entre également en compte le nombre d’enfants. Un exemple concret. Un couple gagne 45 000€ par an et a trois enfants à charge. Pour le calcul du coefficient, chaque enfant donne droit à un abattement de 5 000€. Donc, le revenu qui sera prix en compte pour le coefficient sera de 45 000€ moins trois fois 5 000€, soit 30 000€. La prime sera donc multipliée par deux (coefficient C2).

Le plus simple pour calculer le vôtre est de vous rendre sur le site www.energie.wallonie.be qui propose un simulateur en ligne ou de vous adresser à un guichet de l'énergie. Le montant des primes énergie et rénovation ne peut cependant en aucun cas dépasser 70% de la facture TVAC. Enfin, pour les demandes de prime introduites en 2018, il faut tenir compte des revenus du ménage de l'année 2016.

Une multiplicité de primes

Elles sont divisées en deux catégories, les primes énergie d’une part et les primes rénovation d’autre part. Les premières concernent les travaux d’isolation (toit, mur, sol), l’audit énergétique, le chauffage et l’eau sanitaire. Les primes rénovation couvrent la toiture et la charpente, les murs et les sols, la sécurité et le remplacement des menuiseries extérieures. Il serait dommage de passer à côté.