Quelque 1.900 emplois menacés chez Blokker: des dizaines de magasins à vendre en Belgique, les syndicats sur le «qui-vive»

La chaîne de magasins néerlandaise Blokker va fermer des centaines d’établissements au cours des prochaines années ainsi qu’une centaine de boutiques Marskramer.

Quelque 1.900 emplois menacés chez Blokker: des dizaines de magasins à vendre en Belgique, les syndicats sur le «qui-vive»

Au total, 1.900 emplois sont amenés à disparaître au sein des magasins et de la maison-mère Blokker Holding. L’entreprise a encore fait savoir que les chaînes Intertoys, Maxi Toys, Xenos, Big Bazar et Leen Bakker seront revendues.

L’objectif est de se présenter sur le marché sous une seule formule, Blokker, afin de mieux répondre aux demandes des consommateurs et ainsi résister dans un marché très concurrentiel, selon l’entreprise.

Les emplois passeront principalement à la trappe chez Blokker et Marskramer dans la division distribution et au siège. Au total, 7.000 personnes y travaillent actuellement. «Nous réalisons que cette annonce aura un grand impact sur notre personnel», a indiqué le patron Casper Meijer, pour qui ces mesures sont «radicales mais nécessaires».

Les boutiques qui fermeront leurs portes sont des établissements non rentables de Blokker. Environ 400 localisations doivent subsister. Elles seront rénovées selon un nouveau concept censé améliorer l’assortiment, la stratégie en termes de prix et la disponibilité des produits.

En Belgique, 69 magasins sur 190 seront fermés, comme l’avait annoncé l’entreprise en février. Au total, 302 emplois sur 900 seront supprimés.

En Belgique, les syndicats sur le qui-vive

Bart Smit et Leen Bakker, entre autres, qui comptent des dizaines de succursales en Belgique, sont à vendre. Les syndicats, informés ce matin, sont sur le «qui-vive», commente le délégué Marc Jacobs (LBC).

Une grande restructuration est déjà en cours chez Blokker en Belgique, où la direction comptait déjà fermer une soixantaine de ses 190 magasins. Un scénario identique est désormais envisagé pour les 62 Leen Bakker, les 48 Bart Smit, la dizaine de Big Bazar et les cinq Intertoys.

Des centaines d'emplois sont dès lors menacés. «Nous sommes sur le qui-vive», réagit Marc Jacobs de la LBC. «Blokker Holding dit vouloir revendre intégralement les magasins, personnel compris, mais nous sommes encore dans l'expectative. Nous pensons que la direction elle-même ne sait pas très bien quels repreneurs pourraient se manifester.»

Le groupe n'a pas encore fixé de date limite pour les reprises.

Selon le spécialiste néerlandais du secteur Paul Moers, Blokker n'avait pas d'autre choix. «Il n'était plus possible de sortir les nombreuses chaînes de l'ornière. Celles-ci présentent un important arriéré en termes de gestion. Les ventes vont dégager des fonds qui pourront être réinvestis dans la chaîne principale.»

M. Moers pense que la reprise peut principalement intéresser des sociétés d'investissement, qui pourraient réduire drastiquement les coûts en vue d'une revente.

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