Affaire Wesphael: l’enquête sur les fuites dans la presse n’a pas abouti

La chambre du conseil de Bruges a mis fin mercredi matin à l’enquête sur de possibles fuites dans la presse concernant l’affaire Wesphael. La défense avait porté plainte auprès du juge d’instruction, mais l’enquête n’a pas pu révéler qui se trouvait derrière ces fuites.

Affaire Wesphael: l’enquête sur les fuites dans la presse n’a pas abouti

Beaucoup d’articles et de reportages ont été consacrés à l’affaire Wesphael dans la presse. La défense de l’ex-parlementaire avait notamment constaté que le programme de la chaîne privée RTL-TVi «Indices», diffusé le 22 janvier 2014, disposait de pièces complètes du dossier pénal. Des photos en couleur du dossier apparaissaient également dans les journaux. Les avocats de Bernard Wesphael, Jean-Philippe Mayence et Tom Bauwens, avaient alors introduit une plainte pour fuites dans la presse auprès du juge d’instruction. L’enquête à cet égard n’a cependant rien révélé.

Entre-tremps, Bernard Wesphael a été acquitté par la cour d’assises de Mons du meurtre de son épouse, Véronique Pirotton, décédée le 31 octobre 2013 à Ostende. Le 6 octobre 2016, le jury, réuni avec la cour en collège, a estimé qu’un doute raisonnable existait et qu’il devait bénéficier à l’accusé, malgré la présence d’éléments troublants. «Une intoxication alcoolo-médicamenteuse ne peut être exclue comme raison possible de la mort», était-il ressorti de la motivation.

Bernard Wesphael et sa femme Véronique Pirotton séjournaient le jeudi 31 octobre 2013 dans la chambre 602 de l’hôtel Mondo à Ostende. D’après le co-fondateur du parti Écolo, le couple s’est disputé, après quoi une une bagarre a éclaté. Bernard Wesphael est ensuite allé dormir et a retrouvé sa femme morte dans la salle de bains. Le Liégeois était convaincu que sa femme s’était suicidé. Il a été arrêté le jour suivant par le juge d’instruction.

© 2022 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Belga. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de Belga.