Incroyable première: un narval retrouvé dans l’Escaut!

Est-ce le vent du nord soufflant sur nos côtes qui y a piégé cette étonnante victime? Un narval, reconnaissable à sa fameuse défense, a en tout cas été retrouvé dans l’Escaut. Une première assez incroyable.

Incroyable première: un narval retrouvé dans l’Escaut!
narval_HP.jpg ©© Institut royal des Sciences naturelles

On savait cette fin avril polaire en Belgique. De là à découvrir un narval (oui, un narval, vous lisez bien!) dans nos eaux fluviales...

C’est pourtant l’étonnante découverte qu’ont faite deux promeneurs qui marchaient le long de l’Escaut, cette nuit du 27 au 28 avril, au niveau de l’écluse de Wintam, près de Bornem. Selon l’Institut Royal des Sciences Naturelles: aucun doute, il s’agit bel et bien d’un narval. «C’est une première en Belgique: le mammifère marin, reconnaissable à sa longue défense torsadée, vit normalement dans les régions arctiques». Ce que tous les enfants du monde, ou presque, apprennent dès leur plus jeune âge concernant cette licorne des mers.

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«En Belgique, aucun narval n’avait jamais été répertorié», souligne l’Institut Royal des Sciences Naturelles, «et on ne connaît qu’un seul cas au Pays-Bas, remontant à 1912». l’observation avait alors été faite dans le Zuiderzee, aujourd’hui transformé en lac d’eau douce.

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narval_3.jpg ©Reporters

La découverte de Bornem est donc réellement exceptionnelle. «Les narvals restent généralement au-delà de 70° de latitude nord, dans les eaux arctiques de la Russie, du Groenland et du Canada», précisent les Sciences Naturelles. Qui détaillent que l’animal retrouvé est un jeune mâle de 2m dont la défense mesure une cinquantaine de centimètres, alors que celle des mâles adultes peut atteindre 3m.

Son cadavre en décomposition prouve que le mammifère est «probablement mort il y a quelques semaines». Il a été envoyé à l’université de Gand pour autopsie. De quoi donner un peu de grain à moudre aux biologistes gantois et liégeois, confronté à cette curieuse fin de vie. «Le squelette rejoindra ensuite les collections de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique», au musée bruxellois.

«Il est à noter que la veille, un grand dauphin (Tursiops truncatus) s’était échoué à Ostende, ce qui n’était plus arrivé depuis 1990», relève le spécialiste Jan Haelters, biologiste marin. «Il est possible que les deux mammifères aient été victimes des vents du Nord qui soufflent sans cesse sur nos côtes».