Traduction hasardeuse: le procès Wesphael reporté de sept mois

Le procès de Bernard Wesphael, qui doit répondre du meurtre de son épouse, Véronique Pirotton, à Ostende, le 31 octobre 2013, devait s’ouvrir devant la cour d’assises de Mons le 22 février prochain: il a été renvoyé par le président de la cour, Philippe Morandini, au 19 septembre.

Traduction hasardeuse: le procès Wesphael reporté de sept mois
BELGIUM GENT JUSTICE WESPHAEL BELGIUM GENT JUSTICE WESPHAEL ©BELGA

La raison de ce report de sept mois? Des invraisemblables erreurs de traduction dans le dossier transmis aux parties, révélées samedi par les journaux du groupe Sud Presse. Ce dossier compte plus de 4 000 pages, et il a été rédigé en néerlandais. Il devait donc être traduit, en vue du procès qui se tiendra devant une cour d'assises francophone, l'ancien député wallon Écolo ayant réclamé la procédure en français. Et à la réception du dossier traduit, dont les pages n'étaient pas numérotées, toutes les parties ont sursauté, et ont demandé au président de la cour d'assises le report des débats.

Parmi les exemples de traductions aberrantes relevées par Sud Presse, on retiendra notamment «reconstruction» «réquisitoire» ou «réquisition» pour «reconstitution»; ou encore «hémorragie» pour «hématome» et «mort par strangulation» pour «mort par suffocation»!

Des traducteurs-jurés n’auraient pas commis ces mêmes erreurs, mais interrogés par nos confrères de la télévision, ils ont expliqué ne pouvoir effectuer ce travail au tarif de dix euros bruts de l’heure. La facture de ce nouveau dérapage de la justice belge risque, elle, d’être salée!