État d’urgence : « légitime »

« La lutte contre le terrorisme est un objectif légitime, puisque la sécurité est un droit fondamental», répète Alexis Deswaef.

C’est la raison pour laquelle il comprend l’instauration de l’état d’urgence en France. Mais jusqu’où peut-on restreindre les droits humains dans une société démocratique? «Il faut une proportionnalité, un but légitime et une absolue nécessité. Et l’état d’urgence prévoit ça: c’est codifié et on prévoit une durée limitée dans un contexte bien particulier», répond le président de la Ligue.

«Mais il faut être extrêmement prudent. Ce mot, liberté, c'est le premier mot de la devise française. Le sacrifier, ce serait faire le jeu des groupements terroristes. La meilleure réponse, ce serait aussi plus d'égalité et de plus de fraternité. C'est indispensable dans une démocratie. On va sans doute encore me taxer de "bisounours"… »

Des droits, oui. «Mais ça ne va pas sans devoirs, ni sans obligations », réagissent beaucoup d'internautes.

Alexis Deswaef veut bien l'entendre: «La vie en société inclut des devoirs, c'est vrai. Mais les droits humains sont absolus. Inconditionnels. Ce n'est pas la même catégorie. On ne peut pas les opposer. C'est un faux débat».