Louis Michel : « La maison brûle, il faut des bras pour éteindre l’incendie »

Vu le contexte, Louis Michel a du mal à comprendre qu’on chipote sur les renforts de l’armée. Par ailleurs, il l’admet sans détours: oui, il a peur pour la sécurité de son fils, le Premier ministre.

P.S.
Louis Michel : « La maison brûle, il faut des bras pour éteindre l’incendie »
BELGIUM-CARICOM-CARRINGTON-BRUSSELS ©AFP

«On devrait éviter de chicaner. On devrait être tous unis.»

Louis Michel ne voit pas pourquoi certains hésitent quant à l’intervention de l’armée dans le renforcement de la sécurité.

«Je ne comprends pas les arguties à ce sujet. Quand la maison brûle, il faut peut-être plus de bras pour éteindre (l’incendie). Je pense vraiment qu’on doit pouvoir faire appel à l’armée», disait-il ce matin sur les ondes de Bel RTL.

Dans l’opposition, notamment PS, on a critiqué les coupes budgétaires dans le budget de la police et des renseignements. Louis Michel réagit: «C’est un argument minable! Tous les gouvernements ont fait la même chose depuis des décennies. Par ailleurs il y a une réserve de 300 millions. Et le Premier ministre a dit qu’elle servirait principalement à la sécurité.»

Et à propos de sécurité et de Premier ministre, quand on lui demande s’il a peur pour son fils Charles Michel, il répond sans surprise: «Oui, bien entendu».

Il ajoute: «J’ai plus peur pour lui… que lui. Je reste un père. Et on a évidemment cette crainte. Mais je pense que ses services de sécurité ont été renforcés…»

Elsen: l’indispensable discrétion

Sur La Première, c’est Marc Elsen, le bourgmestre de Verviers, qui était l’invité.

Il le reconnaît: il n’imaginait pas qu’une cellule terroriste comme celle qui a été décapitée hier pouvait exister chez lui. «Sinon on aurait pu se préparer à l’avance.»

Il ne savait pas ce qui se tramait. Et il n’avait pas été prévenu de l’opération qui se préparait sur son territoire. Ce qu’il dit comprendre. «A un certain niveau, cela requiert une certaine discrétion…» Même si les contacts avec la police fédérale et les parquets sont réguliers.