Tinck, un nom qui circule en off

Selon nos sources, la piste qui a permis l’arrestation est celle du milieu d’extrême droite WNP qui aurait été infiltrée par la sécurité de l’État, et dans laquelle se retrouvaient des sympathisants de la gendarmerie et de l’armée.

A.M.
Tinck, un nom qui circule en off
portraits robots tinck ©Belga

Une piste connue d’ailleurs depuis des lustres (lire en page 8).

Le nom de l’informateur? Il circule en off: un certain Tinck. Il aurait avancé les noms de deux autres suspects: le premier serait aujourd’hui décédé, le second nie toute implication dans cette affaire.

Parmi les personnes recherchées, en figurent trois plus particulières, surnommée le «Vieux», le «Tueur» et le «Géant». Ce sont ceux qui revenaient le plus souvent dans les descriptions des témoins des faits. Ceux qui ont tous trois participé aux crimes majeurs de l’affaire.

Leurs visages sont surtout connus à travers les fameux portraits-robots qui ont été largement diffusés et affichés partout en Belgique, jusqu’à la fin des années 90 au moins, sur des affiches jaunes. Mais en tout, une dizaine de portraits-robots ont circulé autour de l’affaire.

Les truands portaient parfois des couvre-chefs, des lunettes, la moustache ou la barbe: de quoi dérouter plus d’un témoin, et plus d’un enquêteur. Mais ce sont quand même ces portraits approximatifs qui ont abouti à l’arrestation, cette semaine, d’un suspect de 66 ans.

Près de 30 ans plus tard: on peut déjà affirmer qu’il ne s’agit pas du «Vieux». En 1985, après la tuerie d’Alost, des policiers avaient peut-être blessé, ou tué, le «Tueur». Resterait le «Géant»…