1. André Antoine lance le plan Solwatt (2007)

A l'origine du boum des certificats verts et de la dette Elia, le lancement, en 2007, du plan Solwatt par la coalition PS-cdH et André Antoine, ministre de l'Energie. Ce dernier met en avant une énergie verte rétribuée à plus de 20 fois le prix d'achat de l'électricité classique.

1. André Antoine lance le plan Solwatt (2007)
Antoine ©Eda
Yves Raisiere

En juillet 2002, le système de certificats verts est mis en place en Région wallonne, sous l'impulsion de l'Europe. Il s'agit de soutenir le développement de l'énergie verte (peu de CO2 et de déchets), filière plus coûteuse que la classique.

Le principe : les fournisseurs se voient imposer des quotas d’électricité verte produite en Wallonie. Pour les atteindre, ils doivent acheter ces fameux certificats à des producteurs wallons, certificats qui garantissent l’origine de l’électricité.

En 2007, le gouvernement wallon (PS-cdH) décide de booster cette filière photovoltaïque. D’un côté, il va relever de 1% par an les quotas d’énergie verte imposés aux fournisseurs, pour atteindre 12% à l’horizon 2012.

De l’autre côté, le gouvernement lance le système Solwatt. Ce plan s’adresse aux particuliers et aux entreprises ; l’achat d’une installation photovoltaïque devient un investissement hyper-rentable. André Antoine (cdH), ministre régional de l’Énergie, est à l’initiative.

«Le courant photovoltaïque produit sera rétribué à plus de 20 fois le prix d'achat de l'électricité grise !!! », s'exclame le ministre dans sa présentation (lireson PowerPoint).

À l'époque, André Antoine et Rudy Demotte (PS), déjà ministre – président, voient le candidat particulier comme un partenaire. Grâce à lui, on va pouvoir « investir dans une filière d'avenir en matière d'énergie renouvelable » et « développer des activités économiques et de l'emploi liés à la production de biens et services ».

Le ministre de l’Energie y croit dur comme fer, au point de jouer les commerciaux. Vendredi dernier, un de nos lecteurs nous a contacté pour en témoigner. En 2007, il avait écrit au ministre pour lui demander des précisions sur Solwatt, avant de passer à l’acte.

Dans sa réponse, André Antoine pointe le nombre intéressant de certificats verts, leur prix minimum garanti à 65 €, et même la possibilité de les revendre à… 90 €. Il vante également une prime régionale de 20 %.

Ce prix minimum garanti de 65 € est fixé par l'arrêt gouvernemental wallon du 20 décembre 2007, à charge d'Elia, le gestionnaire de réseau de transport local (lire à l'article 35 - 24 quinquies).

Petit souci: dans sa présentation, le ministre Antoine, enthousiaste, omet de préciser qu'Elia pourra, le cas échéant, reporter le coût de l'achat de ces CV sur l'ensemble des abonnés au réseau. La procédure a été fixée dans l'arrêté royal du 16 juillet 2002 (chapitre III, article 14, paragraphe 2).

Le site EF4.be, facilitateur énergétique lancé en 2006, y fait une allusion très claire (lire en dernier point).

1. André Antoine lance le plan Solwatt (2007)

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