Travail au noir : un tiers des contrôles se révèlent positifs

Un tiers des contrôles menés contre le travail au noir se révèlent positifs, soit une progression de près de 50% en l’espace de cinq ans, selon des chiffres livrés ce lundi par le secrétaire d’Etat fédéral en charge de la Lutte contre la fraude fiscale et sociale.

Travail au noir : un tiers des contrôles se révèlent positifs

Ainsi, selon les chiffres du service d’information et de recherche sociale (SIRS), quelque 11.000 inspections auront été réalisées en 2012 par les cellules d’arrondissement pour débusquer travail au noir et fraude sociale, notamment dans le secteur de la construction, de la viande ou de l’horeca.

En moyenne, un travailleur sur trois (32%) contrôlés à ces occasions n’est pas en règle, contre 23% seulement en 2008.

Cette progression ne trahit toutefois pas une hausse du travail illicite et de la fraude sociale en Belgique, mais plutôt une efficacité accrue de l’administration et des contrôles plus ciblés, a indiqué M. Crombez.

Cinquante-quatre nouveaux contrôleurs ont en effet été embauchés cette année, et une centaine d’autres suivront dès l’année prochaine.

Par cette lutte renforcée, le secrétaire d’Etat entend réduire la fraude sociale et lutter contre la concurrence déloyale pratiquées par les entreprises éludant les charges sociales.

Confrontés à des travailleurs bon marché

«Je ne pourrai jamais assez répéter que le dumping social est un cancer pour notre économie, entraînant la perte de bons emplois tandis que de bonnes entreprises font faillite», s’inquiète M. Crombez.

«Depuis l’ouverture des frontières par l’Europe, nous sommes confrontés à des travailleurs bon marché, la plupart du temps d’Europe de l’est, mais aussi des Espagnols et des Portugais. Ces personnes peuvent travailler ici, nous avons besoin d’elles, mais elles doivent être payées selon les normes belges. C’est la loi, mais nous constatons que la créativité pour contourner la législation sociale ne cesse d’augmenter», ajoute-t-il.

Les services de l’inspection sociale, appuyés par la police, ont mené samedi matin une vaste opération de contrôle dans différents magasins et snacks situés autour des abattoirs d’Anderlecht.

Quarante-trois travailleurs ont été contrôlés à cette occasion, dont près de la moitié n’étaient pas en règle. Un café qui n’employait que des étrangers illégaux a été fermé par la police. Son exploitant émargeait officiellement au chômage.

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