« Des moyens, j’en réclame à chaque conclave »

Non, la ministre de l’Action sociale et de la Santé n’intervient pas dans le plan d’entreprise de l’Awiph. Elle ne le recevra que le 14 décembre. Sa marque, elle l’a imprimée dans le contrat de gestion. Le reste dépend de l’administration.

P.S.

«Mais le plan s'appuie évidemment sur les quatre axes du contrat de gestion (une société inclusive, un continuum des prestations et un soutien personnalisé aux personnes handicapées, une qualité accrue des services et une organisation plus efficace, NDLR). À la base, il y a la participation, la collaboration entre tous les services de l'Awiph», explique la ministre Éliane Tillieux.

«Ce dialogue en interne, c'est le signe d'un changement de mentalité dans une OIP», rappelle-t-elle. «Et ça se traduit aussi à l'extérieur, avec une volonté de collaborer avec d'autres organismes pour ne pas cloisonner la politique autour de la personne handicapée. Ça a bien marché avec l'ONE, par exemple.»

Et les moyens? Écolo souhaite en débattre dès que ce sera possible (lire ci-contre). «À chaque conclave, je réclame de nouveaux moyens. Mais cette année, la question a été: où faire des économies? Ceci dit, on n'a pas touché au budget de l'Awiph. Mais des moyens supplémentaires, oui, j'adhère à 100%! Tant mieux si Écolo (partenaire de majorité, NDLR) se bat aussi pour ça. Ils pourront me soutenir à l'avenir », glisse-t-elle.

Décloisonner à tout prix

Pas de crainte à propos du plan d'entreprise? «J'espère qu'il prolongera le contrat de gestion. Il faut que tous les pans de la société puissent inclure le handicap. Il faut décloisonner. C'est une petite révolution des mentalités», souligne Éliane Tillieux. Qui, au-delà de l'institutionnel, mise surtout sur une diversification des réponses: l'expérience pilote des logements en ville menée à Andenne, les services d'accompagnement, l'ambulatoire, les services de répit… « Ce sont des pistes à traduire dans le plan d'entreprise.»

P.S.

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