Plan SNCB: le Luxembourg sacrifié?

Le plan d’investissements de la SNCB n’augure rien de bon pour la province de Luxembourg. Les Amis du Rail dénoncent.

Plan SNCB: le Luxembourg sacrifié?
Carte-Réseau-SNCB ©EdA
Dominique Zachary

«La SNCBdéraille en Wallonie. Les lignes wallonnes sont à la traîne, et que dire du Luxembourg ? Le plan d'investissement 2013-2025 de la SNCB nous réserve de bien mauvaises surprises.» Ce constat est de Michel Ambroise, président des Amis du Rail de Halanzy, une association qui se bat farouchement pour promouvoir la mobilité et le transport ferroviaire en Luxembourg.

Alors que la planète étouffe par sa pollution grandissante, la SNCB, par soucis d’économie, va revoir complètement son plan d’investissements. Comme c’est souvent le cas, c’est le sud du pays qui va particulièrement en pâtir.

Les lignes ferroviaires ont été répertoriées en trois catégories, A, B et C. Les lignes A, en bleu, continueront à recevoir les investissements nécessaires au bon fonctionnement. Aucune ne traverse le Luxembourg.

Les lignes B, en rouge, sont les lignes simplement entretenues sur le court terme (maximum 5 ans). C’est-à-dire qu’au-delà de cinq ans, on se contenterait de les entretenir en maintenant leur sécurité. Mais sans amélioration ni innovation. Cela vaut pour les deux grands axes, la 162 Namur-Arlon et la ligne Athus-Meuse via Bertrix-Virton-Aubange.

Quant aux lignes C, en jaune, elles seront probablement condamnées à court terme étant donné que plus aucun investissement ni entretien ne sont prévus sur ces lignes.

Va-t-on aller tout droit vers ce scénario catastrophe ? On espère que non. Les Amis du Rail, en agitant la sonnette d'alarme aujourd'hui, espèrent que les élus politiques du Luxembourg et du Namurois pourront intervenir auprès du ministre fédéral Magnette et de la SNCB. «Pendant la campagne électorale, on a beaucoup entendu de discours sur la mobilité. Un mois après les élections, on n'entend plus personne?», déplore le président des Amis du Rail.

La marge de manœuvre sera étroite, on le sait. Le contexte budgétaire est très étriqué, le plan d’investissements SNCB qui devait avoisiner les 40 milliards d’euros a déjà été raboté à 24 milliards.

Michel Ambroise n’a pas de mots assez sévères pour dénoncer cette dérive de la mobilité préjudiciable aux régions rurales:

Retrouvez l'article complet avec les conséquences pour nore province et le combat qu'ils comptent mener dans l'Avenir Luxembourg de ce vendredi 16 novembre, sur iPad ou en format PDF