Une mobilisation inouïe pour Olivier Vandecasteele

Les journaux de la presse francophone, dont " L’Avenir ", réclament la libération de l’humanitaire belge, détenu de façon arbitraire en Iran depuis près de onze mois.

Les cinq rédactions de presse quotidienne
 Le visage d’Olivier Vandecasteele s’affiche désormais sur le beffroi de Tournai, mais aussi sur la place De Brouckère à Bruxelles.
Le visage d’Olivier Vandecasteele s’affiche désormais sur le beffroi de Tournai, mais aussi sur la place De Brouckère à Bruxelles. ©BELGA 

C’est une éternité. Onze mois à l’isolement, dans des conditions de détention indignes. C’est ce que vit Olivier Vandecasteele depuis son arrestation en Iran, le 24 février 2022. L’humanitaire belge a été condamné à 40 années de prison et 74 coups de fouet dans un procès dénoncé comme fantoche. Et personne ne doute de son innocence. Aujourd’hui, L’Avenir s’associe à quatre autres journaux francophones pour afficher sa solidarité avec ce Belge pris dans les filets de la diplomatie des otages de Téhéran. Et pour réclamer son retour auprès de ses proches qui pleurent leur désespoir et leur rage. Son visage s’affiche désormais sur le beffroi de Tournai, sur la place De Brouckère à Bruxelles, à la une des journaux et sur les vitrines de magasins.

ÉDITO | Les journaux unis face à l’injustice

Loin d’être aisée, l’affaire Vandecasteele tient aux demandes du régime iranien. Téhéran rêve de voir revenir un de ses diplomates, emprisonné en Belgique, Assadollah Assadi, condamné à Anvers en 2021 dans une affaire de terrorisme. L’Iran a hurlé sa colère face à la justice belge. Et fait, depuis un an, pression sur la Belgique en détenant un ressortissant belge dans ses geôles.

Plus les mois passent, plus l’affaire se complique. Aujourd’hui, le sort d’Olivier Vandecasteele est pendu à une décision de la Cour constitutionnelle. La plus haute instance du pays doit décider si oui ou non, la loi qui permet un échange de prisonniers entre le Belge et l’Iranien, peut être appliquée. Depuis l’été, le gouvernement belge a placé toutes ses billes dans la possibilité légale de cet échange.

Pendant ce temps, ses amis, ses sœurs et ses parents se rongent les sangs pour sa santé mentale. L’humanitaire a perdu 25 kg, souffre de problèmes médicaux, sans avoir accès à un médecin. Olivier Vandecasteele risque sa vie. Pour le simple fait d’être Belge.

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