La Fédération Wallonie-Bruxelles débloque des moyens pour renforcer l'aide à la jeunesse

Un certains nombres de places et de quota de prise en charge seront disponibles en famille d'accueil et dans des services d'accompagnement en famille.

Belga
 Le but: valoriser le travail des acteurs de l’accueil extrascolaire.
Le but: valoriser le travail des acteurs de l’accueil extrascolaire. ©Eda – Photo prétexte

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) a donné son feu vert jeudi à un renforcement en urgence des prises en charge dans le secteur de l'aide à la jeunesse. Concrètement, de nouveaux moyens seront débloqués pour créer au moins 100 prises en charge supplémentaires en familles d'accueil et minimum 50 prises en charge supplémentaires dans des services d'accompagnement en famille, sous pression en raison notamment des crises successives.

Ces mesures viennent s'ajouter aux 52 millions d'euros débloqués ces 5 dernières années afin de soutenir le secteur, a rappelé, dans un communiqué, la ministre de l'Aide à la jeunesse, Valérie Glatigny.

Une table ronde réunissant l'ensemble des ministres compétents en matière d'aide à l'enfance en danger ou en difficulté sera par ailleurs organisée dans les prochaines semaines afin d'agir de façon concertée.

Conscient des besoins, particulièrement à Bruxelles, le gouvernement a en outre marqué son accord sur le lancement d'un marché public portant sur la réalisation d'une institution publique de protection de la jeunesse (IPPJ) en région bruxelloise. Ce projet, qui verra le jour sur le site de l'ancien internat Victor Horta à Forest, permettra notamment d'accueillir 34 jeunes.

Dans ce cadre, 2 marchés de travaux devront être lancés: un premier marché de travaux portant sur les bâtiments qui a été validé ce jeudi par le gouvernement et un marché de travaux portant sur l'aménagement du parc jouxtant les bâtiments, a précisé la ministre.

"Les travailleurs de l'Aide à la jeunesse réalisent un travail extraordinaire. Bien que des moyens conséquents aient été débloqués depuis le début de la législature, nous devons avoir l'humilité de reconnaître que nous n'avons pas rencontré tous les besoins, qui ont sensiblement augmenté ces derniers mois. Il était donc important de fournir des moyens supplémentaires, en renforçant notamment les prises en charge en familles d'accueil ainsi que les services d'accompagnement", a encore commenté Valérie Glatigny.

"Il est temps de faire de l'aide à l'enfance en danger ou en difficulté une grande cause nationale. C'est la raison pour laquelle je vais aussi convier mes collègues, y compris aux autres niveaux de pouvoir, pour agir en amont des situations où les mandants, tels que les services d'aide et de protection de la jeunesse ou les magistrats, n'ont d'autres choix que de procéder à un placement en famille d'accueil ou en institution", a-t-elle conclu.

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