Sur la piste d’un sabre sénégalais

Dans " Les Otages ", la journaliste Taina Tervonen enquête sur des œuvres africaines spoliées au XIXe siècle, notamment un sabre emblématique.

Michel PAQUOT
 Fille de pasteur finlandais, Taina Tervonen a passé son enfance au Sénégal avant de devenir journaliste en France.
Fille de pasteur finlandais, Taina Tervonen a passé son enfance au Sénégal avant de devenir journaliste en France. ©© Chloé Vollmer-Lo

Lorsque Taina Tervonen a commencé son enquête il y a cinq ans, à la suite du discours d’Emmanuel Macron à Ouagadougou (Burkina Faso) sur la restitution des biens culturels aux États africains, cette question n’avait pas l’ampleur qu’elle a aujourd’hui dans plusieurs pays européens. Mais si le personnel politique a globalement perçu son importance, bien des directeurs de musées traînent des pieds, craignant d’être privés de joyaux ou déniant à ces États la capacité de bien en prendre soin. "Ces objets ont un pouvoir singulier : ils font ressurgir l’histoire coloniale, observe la journaliste. Je me suis dit que ce serait intéressant d’en prendre un ou deux et d’aller fouiller leur histoire, de voir où ça m’amène et ce que ça me raconte." Cette "odyssée", qui va l’entraîner de musée en musée et la conduire à rencontrer un grand nombre de personnages en France et en Afrique, est tout à fait passionnante et particulièrement instructive.

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