Les rouages grippés de l’usine à gaz européenne

Les États membres tentent de trouver un accord pour plafonner les prix du gaz, mais les négociations sont particulièrement difficiles.

Clément Boileau
 La Commissaire à l’Énergie Kadri Simson et Jozef Sikela, ministre tchèque de l’industrie et du commerce.
La Commissaire à l’Énergie Kadri Simson et Jozef Sikela, ministre tchèque de l’industrie et du commerce. ©AFP 

Le conseil extraordinaire des ministres européens de l’énergie, qui s’est tenu ce jeudi à Bruxelles, devait être l’étape finale d’un accord européen visant à plafonner les prix du gaz, matière première devenue sensible en Europe alors que fait rage la guerre en Ukraine (lire ci-dessous). Il n’en a finalement rien été, après que la Commission européenne ait fait une proposition en début de semaine qui n’a satisfait personne : ni les pays qui, comme la Belgique, plaident pour la fixation d’un prix dynamique (soit un plafonnement qui peut varier sur une période donnée), ni les pays, tels les Pays-Bas et l’Allemagne, qui sont opposés à cette seule idée par crainte de pénuries.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.