Une vingtaine de lignes ferroviaires menacées en Belgique ?

La CGSP Cheminots Liège-Verviers-Huy-Welkenraedt estime qu’une vingtaine de lignes ferroviaires sont menacées en raison du sous-financement accordé à la SNCB et à Infrabel.

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A la suite du conclage budgétaire, la CGSP Cheminots Liège-Verviers-Huy-Welkenraedt (LVHW) estime qu’une vingtaine de lignes ferroviaires sont menacées en raison du sous-financement accordé à la SNCB et à Infrabel, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire. Craignant la fermeture de lignes, la CGSP appelle le gouvernement fédéral à revoir leur financement à la hausse, ont indiqué lundi des représentants de la CGSP Cheminots LVHW.

La CGSP pointe le contrat de service de la SNCB et le contrat de performance d’Infrabel en épinglant les montants de 115 millions d’euros pour 2023 et 100 millions d’euros pour 2024 alors que, selon le syndicat, "250 millions d’euros sont nécessaires pour entretenir le réseau en 2023 et 2024". 

Des craintes se font ainsi entendre quant au désinvestissement sur certaines lignes ciblées en fonction de leur état d’entretien. Selon la CGSP, environ 25 lignes en Belgique, représentant 750 km, sont menacées.

En province de Liège, les lignes visées sont les L34 Glons-Liers, L39 Montzen-Welkenraedt, L49 Welkenraedt-Eupen, L37 Liège-Aix, L44 Pepinster-Spa, L42 Rivage-Gouvy et L43 Liège-Marloie. "S’il n’est pas question de fermeture pure et dure de lignes, sachant que cela est interdit par la loi, on va arrêter d’entretenir et donc, cela pourra mener à l’arrêt par mesures de sécurité. In fine, il pourrait y avoir des lignes inutilisables dès 2024", souligne Laurent Brock.

Dans ce contexte, les lignes 42 et 43 (région de l’Amblève vers le Luxembourg) pourraient être les premières impactées.

Par ailleurs, la CGSP déplore une diminution de l’emploi de 20 à 25% au sein des chemins de fer en raison de non remplacements. "Ce qui fait également craindre, de manière indirecte, des pertes d’emplois vis-à-vis de sous-traitants dans la région liégeoise. De plus, si l’on ferme des lignes, on va accentuer la congestion routière", relève Thierry Coune du syndicat socialiste.

Quant à son collègue Anthony Signorino, il signale que l’on constate déjà actuellement des difficultés à assurer tous les trains par manque de personnel et ce, malgré des campagnes de recrutement. "A ce stade, 12.000 jours de repos ne pourront pas être octroyés pour 2022", indique-t-il.