Écoles : vers une nouvelle numérotation des années d’études

Bientôt la fin des « années primaires » et des « 1re, 2e et 3e années secondaires ».

Écoles : vers une nouvelle numérotation des années d’études
©Eda - Florent Marot

"Années primaires", "1re, 2e et 3e année secondaire": utilisées depuis des décennies dans l’enseignement obligatoire, ces appellations devraient bientôt disparaître avec l’application du nouveau tronc commun de la maternelle jusqu’à 15 ans en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Un groupe de travail constitué par la ministre de l’Éducation Caroline Désir (PS) réfléchit actuellement à une nouvelle numérotation pour ces années d’études. Une note d’orientation à ce sujet devrait d’ailleurs prochainement être soumise aux acteurs de l’enseignement, a indiqué lundi la ministre en commission du Parlement.

Dans le cadre du Pacte pour un enseignement d’excellence, il a été décidé d’instaurer un nouveau tronc commun afin d’offrir un même continuum pédagogique à tous les élèves, et ce de la maternelle jusqu’à l’âge de 15 ans, soit la 3e secondaire actuelle.

L’objectif de cette réforme est notamment de supprimer la transition -aujourd’hui difficile pour un certain nombre d’élèves- entre la sixième primaire et la 1re secondaire.

Dans cet esprit de continuité, il serait logique d’adopter une nouvelle numérotation des années qui souligne cette unicité, plutôt que de conserver des appellations qui les compartimentent clairement entre cycles primaire (qui s’achève avec une 6e) et secondaire (qui recommence avec une 1re année).

Devant les députés, Caroline Désir aussi confirmé lundi sa volonté d’encourager à l’avenir la création d’"écoles du tronc commun", lesquelles seraient appelées à organiser les 15 années d’enseignement du nouveau module commun. 

Ceci constituerait un véritable changement dans le paysage scolaire en Wallonie et à Bruxelles où écoles primaires et secondaires sont aujourd’hui bien souvent administrativement indépendantes l’une des autres.

La ministre a encore précisé que le groupe de travail qu’elle avait constitué étudiait aussi les impacts du nouveau tronc commun en termes d’encadrement, ainsi qu’au regard de la procédure d’inscription.

En effet, les inscriptions en 1re secondaire sont aujourd’hui soumises à un régime d’attribution régulée des places (le désormais célèbre décret Inscriptions). Mais pour beaucoup d’acteurs, celui-ci n’aura plus de raison d’être dans le cadre du nouveau tronc commun, la séparation entre 6e primaire et 1re secondaire étant appelée à disparaître.