Hoka Hey !, Lucky Luke, Bunker, Flix, etc.: nos 15 coups de cœur (ou de griffe) BD du jeudi 10 novembre 2022

Le jeudi, c’est le jour de notre sélection bande dessinée. Avec, cette fois, des Indiens, des cow-boys, la vraie histoire de Pocahontas et le dernier Louka. Entre autres plaisirs. Bonnes lectures.

Michaël Degré

1Hoka Hey

Le résumé de l’éditeur

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Dès 1850, les jeunes amérindiens étaient internés de force dans des pensionnats catholiques pour les assimiler à la nation américaine. En 1900, la population des natifs en Amérique du Nord avait diminué́ de 93%. La plupart étaient morts de nouvelles maladies importées par les colons, d’exterminations subventionnés par l’état, et lors des déportations.

Georges est un jeune Lakota élevé par le pasteur qui administre sa réserve. Acculturé, le jeune garçon oublie peu à peu ses racines et rêve d’un futur inspiré du modèle américain, en pleine expansion. Il va croiser la route de Little Knife, amérindien froid et violent à la recherche du meurtrier de sa mère. Au fil de leur voyage, l’homme et le garçon vont s’ouvrir l’un à l’autre et trouver ce qui leur est essentiel.

Notre avis en un mot (puis quelques autres): SUBLIME

Jeune Lakota et élèves modèle façonné par un Pasteur dans la foi chrétienne, au point d’envisager de devenir médecin, Georges est enlevé par une bande de hors-la-loi indiens qui n’ont toujours pas digéré la façon dont la nation indienne a été parquée dans des réserves et ses terres confisquées par "l’homme blanc". À leur contact, entre complicité et violence, il va redécouvrir les valeurs oubliées de "son" peuple.

Récupéré par Rue de Sèvres après 13 ans chez Ankama, le "Label 619" accouche, ici, d’un roman graphique merveilleux. Un récit initiatique au dessin impeccable, ni trop verbeux, ni trop taiseux, qui donne à voir un autre regard sur l’assimilation du peuple indien, notamment par le biais du placement de jeunes Améridiens internés de force dans des institutions catholiques, mais jamais vraiment intégrés à la nouvelle société américaine.

Intelligemment, Neyef, qui cumule ici dessin et scénario, renverse les rôles et fait de ses autochtones révoltés de parfaits hors-la-loi, tout en osant, au passage, un parallèle entre la destinée de ce peuple opprimé et celui des… immigrés irlandais. Du très très lourd. Et l’un des meilleurs albums de l’année, assurément.

2Bunker

Le résumé de l’éditeur

En un an, Jessica a changé. Garçon manqué aux cheveux hérissés et courts, aux épaules carrées et à l’énorme poitrine aplatie sous un survet de caillera, elle retrouve Antoine et Bozo, ses camarades de vacances qu’elle n’a pas vus depuis l’été précédent.

Ensemble, ils élisent quartier général dans un bunker abandonné. À l’intérieur de cet espace clos, le petit groupe traîne, fume, se bat, s’invente des histoires, se disloque et se ressoude. Les rapports de hiérarchie et de genres se cristallisent, le monde extérieur s’impose par ses normes.

Leur sexualité en ébullition complique leurs relations. L’été fini, ils auront changé et repartiront en laissant derrière eux une campagne en pleine mutation.

Notre avis en un mot (puis quelques autres): DÉSTABILISANT

Le Nord profond, un trio d’adulescents tente d’exister au-delà de la masse des conventions gangsta.

Pas facile, Jessica bande sa poitrine et pisse debout, se donne l’air d’un vrai bonhomme. Et le bunker de la plage magnétise tout.

Camille Poulie signe un premier album détonnant, déstabilisant, et invente son vocabulaire.

3Tout un monde

Le résumé de l’éditeur

Qu’ils vivent dans un éco-lieu, dans une tiny-house ou un dôme géodésique, les personnes qu’Émilie a rencontrées ont fait le choix de vivre en accord avec leurs convictions écologiques, économiques ou sociales.

Si leur choix leur a semblé naturel, ce retour à la nature est un parcours parfois semé d’embûches. Pas toujours facile de vivre comme on l’entend…

Notre avis en un mot (puis quelques autres): INSPIRANT

Un porte à porte de la France à la Belgique pour repenser sa vie, à la rencontre d’habitants d’une maison autonome, d’une yourte, ou d’une caravane aménagée.

L’autrice brosse un panorama des possibilités pour vivre dans le minimalisme, au plus près de la nature. Des portraits inspirants.

4Back to Japan

Le résumé de l’éditeur

"J’ai peur évidemment, j’ai peur d’échouer, peur de me tromper… Mais plus que tout, j’aime sentir cette force quasi invincible à l’intérieur de moi, savoir que ma propre force suffit à me porter en avant."

Un road-movie graphique et initiatique sur le dépassement de soi et l’exploration au féminin. Back to Japan raconte l’exploit inédit de Mélusine Mallender, la seule aventurière à avoir parcouru en solo et à moto 22 500 km jusqu’au pays du Soleil-Levant.

Un trio féminin épatant, donne vie à une héroïne hors du commun, déterminée et indépendante !

Notre avis en un mot (puis quelques autres): INCONSISTANT

22 500 km jusqu’au Japon, en solitaire, sur une bécane dont le dernier souffle est proche. En tant que femme, ça n’a rien anodin.

L’aventure de Mélusine Mallender s’offre, entre contemplation, découverte de pays très différents, rencontres marquantes.

Beau mais manquant de consistance.

5Les aventures de Lucky Luke d’après Morris (T.10)

Le résumé de l’éditeur

Pour Lucky Luke, l’heure n’est pas aux "Adieu veau, vache, mouton, couvée"… À Cattle Gulch, un type farfelu nommé Ovide Byrde a établi un havre de paix pour animaux, avec Rantanplan pour figure de proue.

Tout cela n’est que douce dinguerie jusqu’au jour où Rantanplan découvre bien malgré lui un gisement d’or. Soumis à la mauvaise influence d’escrocs sans foi ni loi, Ovide Byrde se mue alors en tyran local et impose régime végétarien et protection animale à marche forcée aux autochtones.

Du bien-être animal à la tyrannie, du jamais vu dans l’Ouest sauvage !

Notre avis en un mot (puis quelques autres): VÉGÉ

Pas de bol pour Lucky Luke, qui s’apprêtait à dévorer un steak bien mérité: son repas est interrompu par l’agitation qui gagne les rues de Cattle Gulch, où un olibrius du nom d’Ovide Byrde s’apprête à être pendu pour avoir libéré un cheval que battait son maître.

Luke découvre alors les convictions animalières de son nouvel ami, engagé dans le combat contre la maltraitance des bêtes… et lui-même végétarien.

Deux sujets qui sont au cœur de ce nouvel album du héros créé par Morris en 1946, et que Jul aborde avec beaucoup de malices et d’authentiques références (Ovide Gulch fut un véritable militant de la cause animale au milieu du XIXe siècle).

Même Rantanplan est de la partie, c’est dire si c’est drôle. Un Lucky Luke à point.

6Pocahontas

Le résumé de l’éditeur

1607 : Trois navires anglais accostent en Virginie. Une centaine de colons débarquent et construisent le premier fort anglais en Amérique qui deviendra Jamestown. Les indiens Powhatans n’auront de cesse de vouloir rejeter à la mer ces nouveaux venus bien inquiétants.

Dans ce conflit latent, seule Pocahontas, fille du chef Powhatan tentera de rapprocher les deux peuples. La narration commence en 1621 par une tentative de traité de paix entre tribus indiennes et colons du fort et se poursuit par des flash-backs sous forme d’un dialogue entre Pamouic, le fils du chef Powhatan et le narrateur.

Leurs interventions rappellent constamment la place centrale jouée par Pocahontas sur la destinée des colons. Basée sur la légende, l’histoire souligne crescendo les rapports amoureux entre le capitaine Smith et la jeune indienne… D’eux dépendra l’avenir de la colonie.

Notre avis en un mot (puis quelques autres): HISTORIQUE

De Pocahontas, une enfant de la tribu des Powhatans, le grand public ne connaît en général que la version forcément édulcorée proposée par le dessin animé sorti chez Disney en 1995.

Patrick Prugne en propose une autre, qui se veut plus proche de la réalité historique (qui reste empreinte de beaucoup d’incertitudes), et dans laquelle la jeune femme joue les médiatrices entre l’envahisseur britannique et les autochtones, avec ce que ça comporte de conflit de loyauté… surtout quand l’amour s’en mêle, en la personne du beau et charismatique John Smith.

Une version de facture classique et d’une beauté graphique somptueuse, qui s’inscrit parfaitement dans la lignée des autres ouvrages consacrés, souvent chez Maghen également, par l’auteur français.

7Tes premiers mois

Le résumé de l’éditeur

Une histoire d’amour entre père et fils, tout en délicatesse et en tendresse. Avec presque rien, le dessinateur Christophe Bataillon raconte entre rire et larme les premiers mois d’un jeune papa célibataire.

Des illustrations magnifiques parfois accompagnées d’une phrase ou deux… il dit tout en quelques mots. Un récit autobio tout en pudeur, pour ceux qui ont été parents pour la première fois.

Notre avis en un mot (puis quelques autres): GENTILLET

Par cette succession d’images de temps en temps légendées, Bataillon nous raconte l’arrivée d’un enfant dans une vie sans maman et où Covid va nous emprisonner.

C’est beau et gentil mais l’auteur nous tient, paradoxalement tellement à distance de son vécu que l’ensemble reste incomplet.

8Ana et l’Entremonde (T.1)

Le résumé de l’éditeur

1492. Îles Canaries. Ana et Domingo, deux jeunes orphelins, ravitaillent les navires faisant halte au port de Las Palmas. Alors qu’ils chargent le Santa Maria, ils se retrouvent embarqués dans la fameuse expédition de Christophe Colomb: direction les Indes !

Malheureusement pour eux, dans cette version de l’Histoire, la Terre est plate. Arrivés aux chutes du bout du monde, ils se retrouvent projetés dans un univers fantastique peuplé de pirates en tous genres: l’Entremonde !

D’aventure en aventure, Ana, désormais séparée de ses amis, va devoir s’adapter à cette nouvelle contrée insolite, apprendre ses codes et apprivoiser ses curieux habitants.

Peu à peu, elle va réaliser qu’un personnage menace l’Entremonde et que ce lieu est encore plus surprenant qu’elle ne le pensait…

Notre avis en un mot (puis quelques autres): SÉDUISANT

1492. Ana et son pote Domingo embarquent clandestinement (et un peu gauchement) sur le navire mené par Christophe Colomb, direction les Amériques (enfin, l’Inde, mais on sait que le gaillard s’était un peu planté).

Alors qu’une terre est enfin en vue, coupant court à la mutinerie qui se prépare, le bateau et ses occupants… basculent dans une gigantesque chute d’eau, et dans un univers fantastique parallèle, le fameux "Entremonde".

Premier volet d’une série fantastique destinée à un public jeune (mais pas que), ce récit prend le lecteur par surprise puisque son entame très classique, qui semble épouser bien d’autres histoires d’une veine similaire, en brise ensuite tous les codes pour dévoiler un monde onirique et personnel, que l’on doit à l’imagination de… Marc Dubuisson. Oui, oui, le caricaturiste liégeois, qui change ici complètement de registre. Et séduit.

9Lowreader (T.2)

Le résumé de l’éditeur

Dans ce deuxième numéro de LowReader:

– Parmi les laissés pour compte d’une décharge à ciel ouvert, deux enfants livrés à eux-mêmes vont devoir trouver leur place parmi des adultes ravagés par une nouvelle drogue. (Slum Kids par Petit Rapace)

– Sous le vernis de strass de la K-pop, une jeune chanteuse bercée de rêves va plonger en plein cauchemar en découvrant l’envers sombre de cette industrie toxique. (Dark Reflection par Run, Guillaume Singelin et Pivwan)

– Sur une route perdue où les disparitions multiples de jeunes femmes n’inquiètent personne, Tamara, jeune autochtone de la réserve Stony Creek No1 qui a choisi de ne pas vivre dans la peur, est prise en stop par un agent de la RCMP. (Vanished par Run et Ludovic Chesnot)

Notre avis en un mot (puis quelques autres): CRÉPUSCULAIRE

L’anthologie continue avec ce deuxième recueil qui complète de courtes histoires surnaturelles d’articles-enquêtes.

Parmi les trois récits proposés, autant de proposition graphique et deux qui sortent du lot par la manière dont la malédiction s’abat et change de camp.

Spectaculaire et crépusculaire.

10L’artiste à mi-temps

Le résumé de l’éditeur

Jeune, artiste… aïe ! Précaire… sans blague ! Peu adapté au "monde du travail"… ben, tiens ! Vous connaissez le topo par cœur ? Pas autant que Timothée qui, depuis sa sortie d’école d’art, maîtrise sur le bout des doigts les démarches administratives labyrinthiques de Pôle Emploi ou de la CAF. De guerre lasse, – et parce qu’il faut bien manger –, il signe un contrat d’assistant pédagogique dans un lycée professionnel en Moselle.

Le choc culturel est dur: catapulté "figure d’autorité", il se confronte à des adolescents, eux-mêmes peu motivés à l’idée de travailler et encore moins par ses ateliers artistiques.

Tiraillé entre l’envie de glander comme eux et de les aider, Timothée débute sa quête pour essayer de trouver tant bien que mal un sens au "travail" et redevenir peu à peu, au contact des élèves, un artiste "à plein temps".

Notre avis en un mot (puis quelques autres): BARBANT

Précarité oblige, Timothée Ostermann a dû trouver un job à côté de son activité BD.

Découvrant le monde explosif des écoles, l’auteur trouve un sujet en or, sur lequel d’autres sont déjà passés, cela dit.

Malheureusement, les trouvailles graphiques deviennent vite des tics et on s’embête.

11Pas de baiser pour maman

Le résumé de l’éditeur

Des baisers, toujours des baisers ! Des baisers pour dire bonjour, Des baisers pour dire bonsoir, Des baisers mouillés, Des baisers baveux, Des baisers collants !!!

Je n’aime pas ça et je n’en veux pas !

Notre avis en un mot (puis quelques autres): RONRONNANT

Adaptant un roman illustré du grand Tomi Ungerer, Mathieu Sapin plonge dans un registre où on n’a pas l’habitude de le voir.

Dans cette histoire grisonnante de chats et de relations parents-enfants, l’adaptateur fait le job, ronronnant.

12Après le 13 novembre

Le résumé de l’éditeur

Sophie est heureuse, même si elle est du genre à se poser trop de questions. Ce soir, elle met son cerveau de côté et va à un concert. Le 13 novembre 2015, la vie de Sophie a basculé. Elle a survécu, malgré les deux balles qu’elle a prises dans le corps.

Que fait l’État français pour aider les survivants de l’horreur ? Comment retrouver le goût de vivre ? Sophie part en quête de son bonheur perdu.

Notre avis en un mot (puis quelques autres): HALETANT

Sophie Parra était sous les balles des trois terroristes qui ont attaqué le Bataclan le 13 novembre 2015. Ces attentats ont suscité de nombreuses formes d’expression artistique..

De cette expérience traumatisante, cette passionnée de BD a participé à la scénarisation de son parcours. C’est sous cette forme d’expression qu’elle raconte son 13 novembre 2015 et le parcours du combattant qui s’ensuivit.

Cette fameuse soirée est brièvement évoquée en quelques cases, quelques planches sinistres où les trois terroristes sont sans visage. Peut-être ne méritent-ils pas l’incarnation d’êtres humains, peut-être ne s’en souvient-elle pas, peut-être ne les a-t-elle pas vus. Ou tout simplement, elle veut les oublier…

La BD évoque plus en profondeur sa reconstruction face à un environnement où elle perd pied: des psychologues foireux, de multiples opérations, des douleurs physiques et psychiques, des peurs… Sophie s’énerve, Sophie plonge, Sophie se relève avec cette naissance qu’elle n’espérait plus le 20 octobre 2019.

D’un bout à l’autre, la BD nous livre le parcours haletant d’une victime. En 122 pages, on comprend suffisamment les murs d’incompréhension qui se sont dressés autour de centaines de victimes des attentats de Paris, et d’ailleurs…

13Passeport

Le résumé de l’éditeur

Parents murés dans leurs non-dits, déracinement, inconfort du statut d’expat… Sophia ressent intuitivement que quelque chose de trouble se joue dans la cellule familiale.

L’année de ses 17 ans, fraîchement débarquée dans un nouvel État d’Amérique latine, elle va tenter de vivre une adolescence normale.

Notre avis en un mot (puis quelques autres): DÉRACINÉE

Dépendre de ses parents expatriés quand on est ado, c’est complexe. Encore plus quand on ne comprend pas pourquoi on déménage autant.

Une histoire sur la découverte de soi et de ses proches, sur fond de secrets et d’interculturalité.

14Louka (T.10)

Le résumé de l’éditeur

L’ambulance fonce vers sa destination. À son bord, un garçon très mal en point: multiples fractures et traumatisme crânien. Cette aventure commence par le terrible accident arrivé à Nathan, ce beau et intelligent jeune homme qui avait un magnifique avenir de joueur professionnel de foot devant lui.

Mais que s’est-il passé dans les jours qui ont précédé cette tragédie ?

Notre avis en un mot (puis quelques autres): CRIME

Près de 10 ans après le lancement de la série, Bruno Dequier se penche, avec ce tome… 10, sur les événements qui ont conduit Nathan, le "coach fantôme" de Louka, à errer comme un ectoplasme en peine dans les infrastructures du Lycée Quenfrin.

Et autant vous le dire tout de suite: la fatalité n’est pour rien dans l’accident de la route qui lui a coûté la vie.

Un tome qui fait des allers et retours dans le temps, délaisse donc provisoirement Louka (qui n’apparaît que lors de cours épisodes, plus jeune et moins talentueux), et qui donne une épaisseur supplémentaire à cette saga jeunesse parfois un peu clichée dans sa façon d’être imprégnée de pop culture, mais toujours aussi sympathique.

15L’animal de Humboldt

Le résumé de l’éditeur

Amérique du sud, décembre 1801. L’explorateur Alexander von Humboldt capture le Marsupilami, une créature totalement inconnue, tout en s’emparant de trois de ses œufs. Sa trouvaille exceptionnelle, apportée au musée d’Histoire naturelle de Berlin, y sera pourtant négligée puis totalement oubliée…

C’est là, en 1931, que Mimi, une petite fille de 7 ans, va faire la rencontre du Marsupilami. Ensemble, ils vont mettre Berlin sens dessus dessous ! Mais surtout: ils vont tenter de retrouver les œufs du Marsu disparus dans la grande ville…

Notre avis en un mot (puis quelques autres): CACHE-CACHE

Après son Spirou ( Spirou à Berlin), le dessinateur allemand s’empare cette fois du Marsupilami et le plonge dans le même univers, au cœur d’une Allemagne gangrénée par le nazisme.

Un mélange des genres auquel on a un peu de mal à adhérer, au moins autant qu’à une aventure certes sympathique, notamment en raison de cette "love story" entre la petite Mimi et le Marsu, mais qui ne peut se résumer, en gros, à un grand cache-cache dans les rues de Berlin. C’est un peu court, jeune homme.