F1: Piquet s’excuse des propos racistes envers Hamilton

L’ancien pilote de Formule 1 brésilien Nelson Piquet s’« excuse de tout coeur » mercredi auprès du septuple champion Lewis Hamilton, après l’avoir qualifié de « petit noir » (« neguinho » en brésilien) dans une vidéo, tout en souhaitant « clarifier » sa pensée.

Belga
Nelson Piquet (droite) et Lewis Hamilton (gauche) aux funérailles de Niki Lauda
Nelson Piquet (droite) et Lewis Hamilton (gauche) aux funérailles de Niki Lauda ©AFP

"Je m’excuse de tout coeur auprès de tous ceux qui ont été affectés, y compris Lewis, qui est un pilote incroyable", a fait savoir le Brésilien de 69 ans dans un communiqué, "mais la traduction dans certains médias qui circule maintenant sur les médias sociaux n’est pas correcte".

Dans un entretien datant de novembre 2021, mais qui a ressurgi mardi sur internet, le triple champion du monde (1981, 1983, 1987) a utilisé le mot "petit noir" ("neguinho" en brésilien) pour parler d’Hamilton en revenant sur un accident impliquant le Britannique et le Néerlandais Max Verstappen au premier tour du Grand Prix de Grande-Bretagne 2021.

"Le petit noir a mis sa voiture et l’a laissée parce qu’il n’y avait aucun moyen pour lui de dépasser (et d’avoir) deux voitures dans ce virage" - où Verstappen avait fini violemment dans le mur le contraignant à l’abandon, avait déclaré Piquet dans cette interview vidéo à Motorsports.com. 

Mercredi, Piquet a voulu "clarifier les histoires qui circulent dans les médias".

"Ce que j’ai dit était mal réfléchi et je ne m’en défends pas, mais je tiens à préciser que le terme utilisé est un terme qui a été largement et historiquement utilisé dans la langue portugaise brésilienne comme synonyme de "gars" ou de "personne" et qu’il n’a jamais été destiné à offenser", assure-t-il.

"Je n’utiliserais jamais le mot dont on m’a accusé dans certaines traductions. Je condamne fermement toute suggestion selon laquelle j’aurais utilisé ce mot dans le but de rabaisser un pilote en raison de sa couleur de peau", ajoute l’ancien pilote. 

Mardi, Hamilton avait réagi : "Ce sont plus que des paroles. Ces mentalités archaïques doivent changer et n’ont pas de place dans notre sport". 

Les propos de Piquet avaient aussi été largement condamnés dans le monde de la F1, par la Fédération internationale de l’automobile (FIA), par Formula 1, l’organisateur du Championnat du monde, et par des écuries et autres pilotes. 

Piquet, par ailleurs père de la compagne de Verstappen, fait partie des soutiens du chef d’Etat brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro.