Procès des attentats de Paris: Les avocats d’Abdeslam ne veulent pas de « la peine de mort sociale »

Les avocats de Salah Abdeslam ont bouclé la dernière plaidoirie de la défense ce vendredi. Leur combat se focalise sur la peine de sûreté incompressible qui laisse peu d’espoir à leur client. Cette peine, ils la qualifient de « peine de mort sociale ».

Emmanuel Huet
À Paris, Emmanuel Huet
 Olivia Ronen et son confrère Martin Vettes ont donné l’image d’un Abdeslam récupérable socialement. Objectif: ne pas le sanctionner d’une peine de sûreté incompressible.
Olivia Ronen et son confrère Martin Vettes ont donné l’image d’un Abdeslam récupérable socialement. Objectif: ne pas le sanctionner d’une peine de sûreté incompressible. ©AFP

"Si vous suivez le parquet, c’est le terrorisme qui a gagné et nous n’aurons plus qu’à comprendre qu’en réalité, tout ceci était une farce." C’est par ces mots qu’Olivia Ronen a bouclés deux semaines de plaidoiries accordées aux avocats de la défense. Avec son confrère Martin Vettes, ils ont rejeté avec force la peine de sûreté incompressible requise par le parquet à l’égard de leur client. Leur client, c’est Salah Abdeslam. Le jeune Molenbeekois, considéré comme le dernier membre en vie des commandos du 13 novembre 2015 à Paris, risque très gros. Une peine d’exception pour un crime d’exception au cours d’un procès qui ne se devait pas d’être "historique" comme l’avait précisé le président Périès. À l’encontre d’Abdeslam, le Parquet national antiterroriste a requis la perpétuité assortie d’une peine de sûreté incompressible. Comprenez donc qu’il n’a aucune possibilité d’entrevoir une révision de sa peine avant 30 ans (au grand minimum).