Première grève des travailleuses domestiques sans papiers

Pour la première fois, ce jeudi 16 juin à Bruxelles, vingt travailleuses domestiques sans papiers ont osé faire la grève. Elles seraient environ 80 000 femmes à trimer dans la clandestinité pour des familles belges, souvent fortunées. Privées de toute protection sociale, elles sont exposées aux abus et aux violences.

Caroline Desorbay
 80000 travailleuses sans papiers aident des familles belges sans bénéficier de la moindre protection sociale.
80000 travailleuses sans papiers aident des familles belges sans bénéficier de la moindre protection sociale. ©Rido – stock.adobe.com

Elles ont choisi la Journée internationale des travailleuses et travailleurs domestiques (le 16 juin) pour sortir de l’ombre et protester contre l’exploitation qu’elles subissent au quotidien. Des journées interminables (de 10 à 12 heures) du lundi au samedi souvent pour un salaire de misère (4 € de l’heure en moyenne), des conditions de travail d’un autre âge laissant la porte ouverte à tous les abus.