Zemmour et Blanquer défaits, Les Républicains en arbitre

L’ancien journaliste Éric Zemmour a perdu son pari et sans doute tout avenir en politique.

F.-X. G.
 Le polémiste Éric Zemmour a reconnu sa défaite, lui qui aurait «aimé représenter les Varois».
Le polémiste Éric Zemmour a reconnu sa défaite, lui qui aurait «aimé représenter les Varois». ©AFP 

C’est la grosse surprise et probablement la désillusion, pour l’intéressé, de ce premier tour des élections législatives: l’ancien journaliste politique Éric Zemmour a été éliminé dès le premier tour dimanche. Le président du parti d’extrême droite Reconquête! n’a pas réussi à convaincre les électeurs du Var, où il se présentait. Ceux-ci lui ont préféré les candidates LREM (28,51%) et RN (24,74%). " Les résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes mais nous venons de poser un drapeau dans chaque circonscription de France « , a déclaré M. Zemmour devant de nombreuses caméras et médias et une centaine de sympathisants réunis à Cogolin, commune proche de Saint-Tropez.

L’autre surprise, hier soir, fut l’annonce de l’élimination de l’ancien ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer (LREM) dans la 4e circonscription du Loiret. M. Blanquer est arrivé en troisième position avec 18,89% des suffrages, derrière le candidat de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (19,43%) et celui du Rassemblement national, qui arrive en tête avec 31,45%.

Le boulanger au second tour

À l’inverse, un candidat avait le sourire hier soir, même s’il devra confirmer dimanche prochain. Il s’agit du boulanger Stéphane Ravacley, candidat sans étiquette investi par la Nupes sous les couleurs d’EELV. L’homme s’était fait connaître pour s’être mis en grève de la faim durant dix jours afin d’obtenir la régularisation de son apprenti guinéen. Il a obtenu 32,51% et sera opposé au second tour à un ancien écologiste passé dans le camp de Renaissance.

Un camp se faisait également discret hier, celui des Républicains, mouvement de l’ancien président Nicolas Sarkozy. Crédité de 50 à 80 sièges et de 13,7% des voix, il aura un rôle important d’arbitre tout au long de la semaine. Il pourrait aussi aider le camp présidentiel dans l’hypothèse où celui-ci n’obtiendrait pas la majorité absolue.

Hier, en tout cas, le président du parti, Christian Jacob, s’est voulu très clair lorsqu’il a été interrogé sur le plateau de France 2 sur les indications de vote que donneront Les Républicains en cas de duel entre candidats de la Nupes et d’Ensemble! " On le définira demain (lire ce lundi) car on a un conseil stratégique, mais il y a une ligne qui a toujours été claire: c’est aucune voix pour les extrêmes, que ce soit l’extrême droite ou l’extrême gauche « , a-t-il précisé, en annonçant que les députés LR seront " constructifs " dans l’opposition.