La réconciliation belgo-congolaise, du «génie hardi» à la responsabilité historique

« Historique », le discours prononcé ce mercredi 8 juin 2022 par le roi Philippe à Kinshasa confirme la récente évolution observée dans l’approche de la mémoire officielle du passé colonial en Belgique. Retour sur soixante années d’un processus de réconciliation qui n’est toujours pas achevé.

Romain Veys
 En 1960, le roi Baudouin 1erannonce officiellement reconnaître au nom de la Belgique l’indépendance de l’État du Congo. À cette occasion, il évoque le «génie» de Léopold II. Soixante-deux ans plus tard, son neveu, Philippe de Belgique, a tenu un tout autre discours.
En 1960, le roi Baudouin 1erannonce officiellement reconnaître au nom de la Belgique l’indépendance de l’État du Congo. À cette occasion, il évoque le «génie» de Léopold II. Soixante-deux ans plus tard, son neveu, Philippe de Belgique, a tenu un tout autre discours. ©Photo News

En réaffirmant ses " plus profonds regrets   " pour les " blessures du passé ", le roi Philippe poursuit ainsi le changement opéré depuis quelques années lorsque, en 2018, Alexander De Croo, alors ministre fédéral à la Coopération et au Développement, appelait à " cesser d’occulter les horreurs du passé et l’inacceptable ".