«La Princesse sans visage», jeux du trône

Ariel Holzl (« Les Sœurs Carmines ») nous propulse dans des royaumes fantastiques et profondément inégalitaires, modelés par la magie.

Céline Fion
 Dans son conte de «Feys», Ariel Holzl manie magie, oppression et cruauté.
Dans son conte de «Feys», Ariel Holzl manie magie, oppression et cruauté.

Rôliste, fan de cinéma et de jeux vidéos, Ariel Holzl puise sans cesse dans un panthéon et bestiaire intérieur qui semble sans limites. On y croise à la fois les faunes de Guillermo Del Toro, les monstres de l’Antiquité grecque, les héros des légendes de la Bretagne de ses grands-parents et de l’Irlande où il vécut plusieurs années. Pour cette nouvelle saga, celui qui fut baptisé en hommage à un personnage de La Tempête a trouvé l’étincelle de départ dans Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Inspiré par ces aventures humaines dans lesquelles s’immisce une querelle entre roi et reine des fées, il a créé les Royaumes immobiles, gouvernés par quatre monarques des saisons. " J’avais d’emblée en tête ce personnage solaire de reine de l’été, Titania, qui est sans doute le personnage le plus important en dehors de l’héroïne. Elle m’a évoqué le Roi Soleil, Louis XIV, les intrigues de cour, les complots, etc. J’ai ensuite associé les autres saisons avec d’autres cultures monarchiques, légendes et créatures."