Covid: les centres PMS réclament un refinancement pour faire face à la détresse des jeunes

En attendant ce refinancement, les directions des services PMS réclament que les renforts actuels soient prolongés toute l’année scolaire prochaine.

Belga
Covid: les centres PMS réclament un refinancement pour faire face à la détresse des jeunes
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Le personnel des centres psycho-médico-sociaux (PMS) en Fédération Wallonie-Bruxelles réclame mardi un refinancement de leur secteur pour faire face à la surcharge de travail, notamment suite à la pandémie de coronavirus.

"Le gouvernement nous donne l’impression de ne pas avoir conscience de ce qui se passe au niveau de l’état de santé des jeunes aujourd’hui après deux années de crise Covid qui laissent des traces sur leurs apprentissages et leur développement. Ni, dès lors, de l’état de surcharge dans lequel se trouvent les centres PMS, soucieux de continuer à aider les élèves qui en ont plus besoin que jamais", selon un communiqué du collectif "Faut l’dire", qui regroupe des directeurs de centres PMS tous réseaux confondus.

"De nombreux jeunes ne sont plus pris en charge par des services de seconde ligne débordés. Ils restent donc au niveau de la première ligne, celui des centres PMS, sur les épaules desquelles reposent beaucoup trop de prises en charge", ajoute le texte.

Le secteur réclame en conséquence un "refinancement structurel".

"Si aujourd’hui nous parvenons à répondre tant bien que mal à toutes les demandes, ce ne sera plus possible à la rentrée puisque les +renforts+ attribués suite à la crise Covid s’arrêtent le 30 juin, contrairement aux situations de maltraitance, de violence, de décrochage, de dépression, de burn out, de harcèlement? que vivent les jeunes. Les impacts de la crise Covid ne s’arrêtent pas avec la fin des masques. Beaucoup sont en souffrance et viennent la déposer auprès de nous".

En attendant ce refinancement, les directions des services PMS réclament que les renforts actuels soient prolongés toute l’année scolaire prochaine, et ce dès le 30 juin prochain.

"L’inverse nous forcerait à devoir choisir quels jeunes nous allons recevoir et quels jeunes nous allons "laisser sur le carreau", ce que nous nous  refusons à envisager!"

Le secteur a prévu de manifester ce jeudi 2 juin dès 10h00 devant le siège du gouvernement de la FWB pour appuyer ses revendications.