Environ 3500 manifestants dans les rues de Liège pour une amélioration du pouvoir...

Environ 3 500 personnes sont descendues dans les rues de Liège, vendredi matin, pour manifester en faveur du pouvoir d’achat et des libertés syndicales, a indiqué la zone de police de Liège. L’action régionale était conjointement organisée par les deux syndicats CSC et FGTB.

Belga
Environ 3500 manifestants dans les rues de Liège pour une amélioration du pouvoir...
©BELGA / NICOLAS LAMBERT

Les verts sont partis vers 09h30 du siège de la CSC Liège situé boulevard Saucy, tandis que les rouges ont démarré le cortège au siège de la FGTB, place Saint-Paul. Les deux groupes de manifestants se sont rejoints vers 10h30 sur la place Saint-Lambert, où les leaders syndicalistes se sont exprimés

Le but de l’action, organisée en front commun par la FGTB Liège-Huy-Waremme et la CSC Liège-Verviers-Ostbelgien, vise une hausse du pouvoir d’achat de manière générale avec notamment une augmentation des salaires pour les travailleurs, qui passe par la modification de la loi de 1996. D’après les syndicats, cette loi bloque la hausse des salaires à maximum 0,4%. 

"Il y a une inflation très importante, mais même quand les entreprises font beaucoup de bénéfices, ce qui est le cas d’un certain nombre de grandes entreprises, nous ne pouvons pas négocier des augmentations de salaire au-delà de 0,4%. Le salaire minimum interprofessionnel garanti en taux horaire dépasse à peine les 10 euros. Avec 0,4% dessus, quand vous devez faire un plein d’essence, ça ne représente absolument rien du tout," a fait remarquer à l’agence Belga Joël Thone, président de la FGTB de Liège-Huy-Waremme. "La moyenne entre 2019 et 2021 pour toutes les entreprises, c’est une augmentation de 4,8% alors que les travailleurs, c’est 0,4%. Nous estimons que les travailleurs ont un urgent besoin de ce pouvoir d’achat", ajoute Jean-Marc Namotte, secrétaire fédéral de la CSC province de Liège.

Les syndicats demandent également au gouvernement des mesures structurelles de blocage sur une série de denrées. "On voit l’explosion des prix de l’énergie et on voit aussi toute une série de produits qui suit cette courbe-là. On attend des mesures du gouvernement, d’une part sur la hausse des salaires et d’autre part sur le blocage des coûts de ces matières," a détaillé Jean-Marc Namotte.

Les libertés syndicales étaient aussi abordées dans les discours prononcés vendredi matin place Saint-Lambert. "Nous avons eu beaucoup de délégués qui ont été traduits en justice pour avoir organisé des actions de grève depuis 2020. Nous sommes beaucoup plus attachés aux libertés syndicales en disant que la justice doit être la même pour tout le monde", a déclaré Joël Thone.

Une autre manifestation est déjà programmée à Bruxelles le 20 juin prochain où les syndicats comptent sur une mobilisation plus importante.

Vendredi, une action coup de poing a également été organisée devant la centrale électrique exploitée par l’entreprise TotalEnergies à Marchienne-au-Pont (Charleroi). D’autres actions étaient prévues à Arlon et à La Louvière. 

Le TEC était perturbé vendredi, avec des trajets supprimés sur plusieurs lignes. Ces informations sont mises à jour sur le site de la société de transport en commun. De Lijn a aussi annoncé des perturbations. Plusieurs recyparcs étaient par ailleurs fermés

En Flandre, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur la Martelarenplein, à Louvain, pour dénoncer la hausse des prix des biens et de l’énergie. À Courtrai, une manifestation a aussi eu lieu, rassemblant 2.000 militants. "Un signal clair", pour le président de l’ACV Flandre occidentale, Wim David. "De plus en plus de personnes éprouvent des difficultés à payer leurs factures. Septante pour cent des personnes isolées doivent puiser dans leurs économies à la fin du mois pour honorer les factures. Ce n’est plus tenable", ont dénoncé les syndicats.