Le marché, le chouchou des Wallons - 10/08/2010

Produits achetés, distance parcourue , profil des clients... Le CRIOC a mené son enquête sur les circuits courts. En voici les résultats.

Le s consommateurs connaissent-ils l'existence de tel ou tel circuit court ? Tous sont-ils intéressés par ce phénomène ? Quels produits achètent-ils le plus souvent auprès des producteurs locaux ? Ces questions sont au centre de la dernière étude du Centre de Recherche et d'Information des Organisations de Consommateurs (CRIOC).

1. Notoriété

Tous les circuits courts ne bénéficient pas de la même notoriété auprès des consommateurs. Si la majorité des Wallons et des Bruxellois - soit 8 individus interrogés sur 10 - connaissent la formule du marché public et celle du magasin de proximité (la fameuse « épicerie du coin »), très peu sont en revanche au courant de l'existence de marchés fermiers réservés (14 %) ou encore de groupes d'achat commun (11 %, voir ci-dessus).

2. Intérêt

Marchés publics, magasins de proximité et vente directe à la ferme constituent le trio de tête des formules jugées les plus intéressantes par les consommateurs. Au bas du classement, on retrouve les groupes d'achats communs et les marchés fermiers réservés qui séduisent respectivement 6 % des consommateurs et 8 %.

3. Profil des consommateurs

Chaque circuit court connaît un intérêt particulier, selon le profil des consommateurs. Exemples : les foires et salons intéressent davantage les familles wallonnes avec des adolescents tandis que la vente sur internet séduit en majorité les consommateurs de moins de 30 ans.

En général, les Bruxellois sont moins sensibles à la problématique des circuits courts. Avec une exception toutefois pour les magasins de proximité dont les Bruxelloises, en particulier les mères d'adolescents, en sont particulièrement friandes.

4. Produits achetés

Quel que soit le circuit court adopté ou presque, les consommateurs achètent en priorité des fruits et des légumes, suivis par les produits laitiers.

5. Distance parcourue

La distance que les consommateurs parcourent ou seraient prêts à parcourir demeure limitée. Pour un marché, elle s'élève à 1km. Pour la vente directe à la ferme, à 1,5km. D'où cette conclusion qu'en tire le CRIOC : « les circuits courts s'adressent quasi exclusivement à des consommateurs de proximité. En conséquence, pour qu'ils connaissent un intérêt suffisant, l'offre doit couvrir l'ensemble du territoire ». Logique.

+ Plus d'infos dans L'Avenir de ce mardi 10 août

M.B.