Le coach croate est-il une solution d’avenir pour Charleroi? Premier élément de réponse ce soir. Les Zèbres ne peuvent pas se louper.
Charleroi - CS Bruges
Ce soir à 18h30
Arbitre : M. Verbist.
CHARLEROI : Sifakis, Fabris, Martos, Bojovic, Satli, Milicevic Ederson, Diandy, Kaya, Pollet, Rossini. Mandanda, Faidherbe, Dzinic, Dessoleil, Lazitch, Houdret, Kumedor, Bopp, Badibanga, Escoe.
Absents : N’Ganga (suspendu 1/1), Ohayon (cuisse), François (pas qualifié), Thiaré (pas qualifié).
Menacés de suspension : Dzinic, Martos, Kaya.
CS BRUGES : Verbist, Boi, Dickoh, Mertens, Evens, Vidarsson, Rudy, Uchebo, Van Eeno, Godee, Bakenga. Copens, Wils, Portier, Mestdagh, Van Roose, William, D’Haene.
Absents : Goddeeris, Cornelis, Janssens, Tim Smolders (blessés), Boghossian (pas qualifié).
Menacé de suspension : Van Eeno.
La veste de T1 que Luka Peruzovic vient de réenfiler n’a finalement pas l’air d’être élimée. Et si le technicien croate qui fêtera ses 61 ans dans une semaine est resté planqué à l’ombre du Mambour durant des mois, c’était par choix. «J’étais en retrait tout simplement parce que je respectais le rôle qui m’avait été attribué et que j’avais accepté, explique-t-il. J’étais conseiller sportif et intégré au staff (NDLR : cela dans un second temps, lorsque la direction actuelle a mis fin au flou de la structure mise en place par Abbas Bayat). Je n’étais pas là pour faire des transferts ni diriger l’équipe première, mais pour encadrer Yannick Ferrera. Je suis d’ailleurs fier d’avoir pu contribuer à l’apprentissage d’un jeune entraîneur comme lui. Aujourd’hui, les circonstances exigent que je reprenne le rôle de coach principal. Pas de souci… même si je n’ai jamais été très fort pour m’exprimer dans les médias.»
Un «déficit» en communication tout relatif. Car Luka Peruzovic n’a pas biaisé, par exemple, au moment d’aborder le match de ce soir face au CS Bruges : «Bruges va évidemment venir pour gagner. Ce ne sera pas facile. Cette équipe vient de poser plein de soucis au grand Standard, celui qui a dépensé beaucoup d’argent pour se renforcer, dimanche passé et aurait sans doute mérité mieux. Il va falloir se battre.»
Car même si une unité face au Cercle suffit aux Zèbres pour assurer le maintien mathématique, pas question pour «Peru» de tabler sur un partage. « On joue pour gagner. Ne fût-ce que par fierté, le Sporting ne doit rien laisser filer. Tactiquement, nous resterons dans la ligne de ce qui a été fait jusqu’ici et que je cautionnais. Satli jouera à la place de N’Ganga, suspendu à l’arrière gauche. Fabris, lui, est le remplaçant d’Ohayon, blessé, de l’autre côté. La défense centrale (Martos-Bojovic) ne bougera pas. La paire Rossini-Pollet? Ces deux-là ont des qualités différentes et peuvent tout à fait jouer ensemble. C’est juste une question de temps pour qu’ils trouvent la bonne carburation.»
Par contre, difficile de dire si les joueurs, eux, ont digéré le départ soudain de Yannick Ferrera. Tout d’abord parce que leur ancien entraîneur, qui a toujours eu leur soutien, leur a envoyé un mauvais signal en abandonnant son poste. Ensuite parce que la transition avec l’autoritaire Luka Peruzovic paraît a priori brutale tant la personnalité des deux hommes de l’ancien binôme est aux antipodes l’une de l’autre. « Je ne crains pas un conflit de génération, sourit le Croate. La plus grosse différence entre les joueurs actuels et les anciens, c’est… le nombre d’agents qu’ils ont. Pour le reste, les I-Phone, les Playstation et les tatouages, cela ne me dérange pas. Quand je jouais à Split, j’ai eu des amendes et on m’a forcé… à aller chez le coiffeur à cause de ma longue chevelure. Je sais donc ce que c’est. Et puis, je suis toujours jeune dans ma tête tandis que d’autres sont déjà vieux à 30 ans.»
L’ancien entraîneur d’Anderlecht, qui est passé par la Turquie, les Émirats ou Barhein, s’il avait accepté de guider discrètement Yannick Ferrera, n’a pas mis pour autant sa carrière au placard : « Si demain, un club me contacte, peu importe la destination, je suis toujours susceptible de faire ma valise».
Et puis, en cas de fin de saison exceptionnelle à Charleroi, où il est sous contrat à durée indéterminée, son avenir pourrait résider, pourquoi pas, dans ce fameux projet de trois ans souhaité par Mehdi Bayat. évidemment, en cas de revers ce soir face au Cercle, cette perspective aurait déjà du plomb dans l’aile.


