L’agence russe antidopage reste hors-jeu

- BELGA

Lors d’une réunion à Montréal, l’agence mondiale antidopage a conservé la suspension de l’agence de contrôle russe, Rusada suite à des tricheries en 2016.

L’agence mondiale antidopage (AMA) a maintenu mercredi, lors d’un comité exécutif à Montréal, la suspension de l’agence russe antidopage Rusada. «Il n’y a pas eu besoin de vote […], rien n’a changé», a indiqué le directeur général de l’AMA, Olivier Niggli.

Ce statu quo n’est pas une surprise. L’AMA attend toujours une acceptation claire par Moscou des conclusions de l’enquête McLaren. Cette dernière, sortie en 2016 avait fait état d’un dopage institutionnel sous la houlette du ministère des sports, de Rusada, du laboratoire antidopage de Moscou et des sportifs.

L’agence russe reste caractérisée par l’AMA comme «non conforme» au code mondial antidopage, depuis novembre 2015, lors de la sortie d’un premier rapport d’enquête sur un dopage étendu dans l’athlétisme russe. Depuis des mois, cette sanction fait l’objet d’un bras de fer entre l’AMA et Moscou. Mais en juin 2017, Rusada a néanmoins été autorisée à mener de nouveaux programmes de contrôles, sous supervision internationale.

Levée des sanctions?

Ce retour à la conformité de Rusada fait partie des critères pour que la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) autorise à nouveau la Russie à participer à des compétitions internationales, comme les championnats d’Europe en août à Berlin. En athlétisme, la Russie a déjà été privée des JO de Rio 2016 et des Mondiaux 2017 à Londres, l’IAAF n’acceptant qu’une sélection d’athlètes neutres triés sur le volet.

La Russie a aussi été privée de drapeau et d’hymne aux Jeux olympiques d’hiver à Pyeongchang, le CIO imposant là aussi une sélection d’athlètes neutres. Rusada reste mise à l’index à un mois de la Coupe du monde de football en Russie (14 juin-15 juillet). La FIFA mènera son propre programme de contrôles antidopage lors de la compétition.

Dans un document publié sur son site internet, la FIFA a d’ores et déjà indiqué qu’«aucun Russe ne sera impliqué dans la mise en œuvre du programme antidopage et toutes les analyses des échantillons seront effectuées dans des laboratoires accrédités par l’AMA hors de Russie».