BELGIQUE

Manifestation pour les pensions: le réseau TEC fortement perturbé surtout dans le Hainaut et à Liège

Manifestation pour les pensions: le réseau TEC fortement perturbé surtout dans le Hainaut et à Liège

Plusieurs services publics ont également été perturbés dans toute la Belgique à l’appel du front commun syndical, notamment les transports en commun. BELGA

À la suite de la manifestation nationale pour les pensions, qui a rassemblé au moins 55.000 personnes, et des diverses actions syndicales, le réseau du TEC est perturbé ce mercredi après-midi principalement dans les provinces de Hainaut et Liège.

Entre 55.000 (selon la police) et 70.000 personnes (selon les syndicats) ont manifesté ce mercredi à Bruxelles pour défendre les pensions et protester contre les réformes du gouvernement fédéral. La manifestation s’est déroulée sans incident, a indiqué la police de Bruxelles. Plusieurs services publics ont également été perturbés dans toute la Belgique à l’appel du front commun syndical, notamment les transports en commun (voir la situation au TEC ci-dessous).

Munis de pancartes plaidant pour des pensions «justes» et au rythme des pétards, les manifestants ont quitté les alentours de la gare du Nord vers 11h00 pour entamer leur marche à travers les rues de Bruxelles. Le cortège a emprunté les boulevards Albert II, Botanique, Pachéco, de l’Impératrice, de l’Empereur avant de descendre la rue des Alexiens et de rejoindre le boulevard Lemonnier jusqu’à la gare du Midi. La manifestation a pris fin à 14h.

Plusieurs animations étaient organisées le long du parcours et à la gare du Midi. Devant la tour des Finances, les manifestants ont notamment lancé des avions en papier pour symboliser «les droits des travailleurs qui s’envolent».

Lors de leur marche, les syndicats ont dénoncé le projet de pension à points, qui «génère de l’incertitude» pour les travailleurs, et la «paupérisation croissante» des pensionnés. Ils réclament également une véritable reconnaissance de la pénibilité des carrières professionnelles. «Nous voulons un système de pensions digne et suffisant pour vivre, pas travailler plus pour gagner moins», explique Marie-Helene Ska, secrétaire générale de la CSC. «Cette marche est aussi un message envoyé aux employeurs, qui n’acceptent de prendre en compte la pénibilité que sur des points très précis. Ils doivent s’exprimer en faveur des travailleurs.»

La mobilisation de ce mercredi est d’ailleurs la preuve de la détermination d’un mouvement qui ne faiblira pas, prévient Robert Vertenueil, secrétaire général de la FGTB. «Le gouvernement ne doit pas y rester sourd, sous peine d’approfondir le gouffre entre le monde politique et les citoyens. Il a pris l’habitude de s’en prendre aux plus faibles, aux chômeurs, aux malades et aux pensionnés. Stop au massacre! «

De nombreux secteurs publics ont été touchés par la participation des travailleurs à la manifestation. Près de 10.000 enseignants se trouvaient notamment dans les rues de Bruxelles et certaines écoles ont été impactées, même si toutes celles de la fédération Wallonie-Bruxelles ont fonctionné «plus ou moins correctement», indique Eugène Ernst de la CSC Enseignement. L’ensemble des syndicats de l’enseignement, tant néerlandophones que francophones, avaient introduit un préavis de grève pour ce mercredi afin de permettre à leurs affiliés de participer à la marche.

Chez bpost, la distribution des journaux s’est déroulée normalement mais moins de courrier et de colis sont arrivés aux centres de distribution en raison de l’absence d’une partie du personnel. En Flandre, 96% des tournées ont été assurées mercredi matin, pour 88% à Bruxelles et 76% en Wallonie.

Le ramassage des sacs-poubelle et les transports en commun ont également été perturbés à Bruxelles, tout comme les services de transport des sociétés régionales De Lijn et TEC.

Les trains ont eux circulé normalement car les cheminots ne participaient pas à la manifestation.

Le réseau TEC fortement perturbé surtout dans le Hainaut et à Liège

À la suite de la manifestation nationale pour les pensions et des diverses actions syndicales, le réseau du TEC connaissait des perturbations ce mercredi après-midi principalement dans les provinces de Hainaut et Liège.

Selon le TEC, moins de 15% des services étaient assurés, mercredi vers 15h, à Mons, 8% dans le Borinage et 6% dans la région du Centre. En revanche, 73% des bus roulaient en Hainaut occidental. À Charleroi, peu de bus sont sortis des dépôts d’Anderlues (18%), de Jumet (11%) et de Genson (4%). La moitié des bus du dépôt de Nalinnes circulaient par contre. Aucun métro sur le réseau sur les lignes M1 et M2, un seul métro sur la ligne M3 et aucun sur la ligne M4.

À Liège-Verviers, environ 23% des services étaient assurés, selon le TEC. Les provinces du Brabant wallon (66% des parcours assurés), Namur (63%) et Luxembourg (70%) ont enregistré moins de perturbations.

Au nord du pays, la société de transport public a aussi enregistré de fortes perturbations sur son réseau dans les principales grandes villes.