BRUXELLES

Que défendent ces ongles du petit doigt vernis?

Peut-être croiserez-vous des Bruxellois avec l’ongle du petit doigt vernis dans les prochains jours. On vous explique ce que symbolise cette petite touche de couleur insolite...

Se vernir l’ongle de l’auriculaire, voici l’arme de la campagne de sensibilisation #sharethecolor qui a été présentée mardi dans le nouveau bar lesbien bruxellois «Mother & Daughters» par la secrétaire d’État régionale à l’Égalité des chances Bianca Debaets (CD&V). La campagne a pour objectif de défendre la diversité des genres et des sexualités.

Selon les acteurs de l’événement, la population bruxelloise doit continuer à être sensibilisée pour une société diversifiée dans laquelle les tabous et les stéréotypes visant les personnes issues des communautés LGBTQI+ sont rejetés. En parallèle, les témoignages doivent apporter du soutien aux victimes de toute forme de discrimination.

«Le cadre légal existe, mais pas encore l’acceptation des orientations sexuelles différentes dans la rue. L’attaque d’un couple homosexuel à la Bourse est la preuve qu’il y a encore du travail», a souligné Debaets. «Avec un geste simple et discret, vous pouvez manifester votre engagement dans la lutte contre l’homophobie.»

L’ongle vernis est le fil rouge de cette campagne qui sera diffusée par le biais d’affiches en quelque 70 endroits, dont des stations de métro. Sur les réseaux sociaux également, les dix témoignages qui se retrouvent sur les affiches seront postés sous forme de petits films. La campagne incite les citoyens à se vernir également le petit doigt, d’en poster une photo sur les réseaux sociaux afin de propager le message de #sharethecolor et de pousser les autres à s’engager.

L’une de ces personnes s’appelle Yasmine et a 37 ans. «Mon passé n’a pas été très facile. J’avais peur des voisins, des cousins, des collègues... De tout. Le contexte familial m’a forcé à me détester. Je ne m’assumais pas en tant que femme. Mon meilleur ami m’a aidé à me sentir fière d’être transgenre, aujourd’hui tout le monde me voit telle que je suis», explique la témoin d’origine maghrébine.