DINANT

Robert Closset: «Je fais ma liste, et je suis candidat bourgmestre!»

Robert Closset: «Je fais ma liste, et je suis candidat bourgmestre!»

Piqué au vif par son éviction, le 1er échevin crée sa propre liste. ÉdA – Jean-Pol SEDRAN

On lui refuse de figurer sur la liste du bourgmestre? L’échevin Closset réplique par un défi à ses détracteurs.

Amer, Robert Closset? Un peu tout de même, maintenant qu’il a confirmation de ce qu’il sentait venir: il n’est plus le bienvenu sur la liste du bourgmestre, actuellement en majorité absolue à Dinant. Mais il se dit aussi soulagé. Le couperet tardait tellement à tomber, qu’à la fin, il n’aurait pas eu le temps de se retourner. C’était peut-être une stratégie, soupçonne-t-il.

Le 1er échevin, en charge des travaux, avait deux choix. Le premier: rallier une autre formation. Il a discuté ces derniers jours avec la concurrence de Richard Fournaux. Axel Tixhon lui a signifié que certaines personnes sur sa liste d’ouverture, ne verraient pas d’un bon œil son arrivée. Réaction: «Dommage, j’y serais allé. Mais s’il n’y a pas d’unanimité sur ma personne, je comprends. Axel m’a parlé très gentiment». Un ton auquel est sensible Robert Closset. Il a parfois eu l’impression qu’on le traitait comme un moins que rien, chez ses anciens amis politiques. Il aurait aussi pu partir à l’aventure, avec un nouveau venu, André-Pierre Puget (JEXISTE). «Mais certains aspects ne me plaisent pas».

Du coup, Closset l’annonce, finalement «reboosté»: «Je fais ma liste, et je suis candidat bourgmestre». Pas question d’étaler son ressentiment: «Moi, je ne fais pas le Calimero, comme certains lors des précédentes élections communales». Pique au bourgmestre Fournaux. Dont les troupes ne cessent de se réduire, signale au passage l’échevin pestiféré: « Il a une majorité de 15 sièges sur 23, dont il faut enlever Thierry Bodlet, lui aussi viré, Marie-Christine Vermer, et maintenant moi. Sans compter des gens qui en ont ras le bol, au sein de la Liste du Bourgmestre. À tout moment, ça peut basculer». Lui l’annonce: dans la dernière ligne droite de la législature, il votera à la carte, en fonction des dossiers, et plus des rapports de force politiques. Voilà qui va encore ajouter de l’ambiance, jusqu’aux élections.

«Au moins 4 sièges»

Question à Robert Closset: sera-t-il capable de trouver 22 noms, d’ici le 14 juillet, la date du dépôt des listes? «Je pars d’une feuille blanche, mais j’y arriverai, j’ai bon espoir, j’en suis même certain. Ça va même être amusant de se lancer là-dedans!» Et cette liste, elle va s’appeler comment? «Je ne sais pas encore. Ce sera une liste d’intérêts communaux, de tendance MR». Son programme? «La proximité avec les citoyens». L’ambition? «J’espère au moins 4 sièges, tout dépendra de ceux qui me rejoignent». Retravailler un jour avec Fournaux, en alliance? «Je ne suis pas chaud, chaud, il n’a pas été très correct avec moi».

Ambition démesurée? Robert Closset rappelle qu’avec 1 500 voix, en 2012, il avait réalisé le deuxième score, toutes listes confondues. Il mise sur son capital sympathie. En le jurant: il va se démener en campagne électorale. Être piqué au vif, ça donne de l’énergie.