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Mons: ouverture sous haute sécurité du procès des motards des bandes Hell’s Angels et No Surrender

Mons: ouverture sous haute sécurité du procès des motards des bandes Hell’s Angels et No Surrender

La cour d’appel analysera plusieurs préventions (photo d’illustration). Belga

Quatorze motards, membres des bandes rivales Hell’s Angels et No Surrender, sont jugés une seconde fois, devant la cour d’appel du Hainaut à Mons. Un dispositif de sécurité a été mis en place.

Le procès des «motards» a débuté ce mardi matin devant la cour d’appel du Hainaut à Mons. Quatorze motards, membres des bandes rivales Hell’s Angels et No Surrender, sont jugés une seconde fois. Un dispositif de sécurité a été mis en place dans le hall des cours de justice mais aussi devant le bâtiment situé le long de la rue des Droits de l’homme, où la circulation est filtrée. Le procès a lieu dans la salle de la cour d’assises du Hainaut.

Les quatorze prévenus qui comparaîtront devant la cour sont Fabrice C. (condamné à 10 ans), Luigi C. (3 ans avec sursis), Théo D. (6 ans), Olivier S. (3 ans), Jefferson M. (18 mois avec sursis), Patrick J. (6 ans), Mohamed E. (10 ans et en fuite), Grégory D. (2 ans avec sursis) Pascal F. (3 ans avec sursis), Pietro L. (3 mois avec sursis), Laurent D. (acquitté), Gauthier L. (5 ans avec sursis), Wim H. (deux ans avec sursis) et Peter T. (2 ans avec sursis). La plupart sont originaires de la région de Mons-Borinage et membres des No Surrender. Seuls trois membres des Hell’s Angels, dont deux néerlandophones du chapter de Gand, seront jugés une seconde fois.

La cour d’appel analysera plusieurs préventions: tentatives de meurtre, coups, détention d’armes, trafic de drogues… Le tribunal correctionnel de Mons n’avait pas retenu la circonstance aggravante d’association dans son jugement. Le ministère public, représenté par Henri Renard et Julien Moisnil, a notamment fait appel sur ce point.

Quatre jours d’audience seront consacrés à ce dossier. Le procès est présidé par Marie-Julie Deutsch, assistée d’Isabelle Gérome et de Diane Dejardin. Le premier jour du procès a été retardé en raison de l’absence d’un traducteur en langue néerlandaise.

 

Le ton monte entre les acteurs judiciaires, les motards restent calmes

Plusieurs incidents ont émaillé la première audience du procès des motards devant la cour d’appel du Hainaut à Mons, ce mardi matin. La défense de Fabrice C., condamné à dix ans de prison en première instance, a demandé à la cour de déclarer les poursuites irrecevables en raison du manque d’impartialité du chef d’enquête, qui a entretenu une relation avec la compagne du prévenu durant sa première détention en 2012. Ceci avait déjà été dénoncé par Me Bouchat en première instance.

L’avocat de Luigi C., fils de Fabrice C., estime quant à lui que son client n’a pas eu droit à un procès équitable car le principe de l’égalité des armes a été bafoué, en raison d’un devoir réalisé après le premier procès, l’audition d'un témoin qui implique Luigi dans des tirs à Boussu. «Le ministère public est en droit de déposer les pièces importantes jusqu’au bout de la procédure», a répondu l’accusation.

Un témoin a déclaré, le 15 janvier dernier, qu’il avait vu Fabrice C., son fils Luigi et Patrick J. devant la maison de son père, le 20 novembre 2016. Cette nuit-là, des coups de feu avaient été tirés sur la façade. Jusqu’ici, il n’avait fait aucun commentaire.

Par ailleurs, le ministère public informe que Mohamed E., en appel mais en fuite, a été arrêté dans le sud de l’Espagne mais il n’a pas pu être remis à la Belgique pour son procès. Il était déjà absent lors du premier procès.

Si le ton est monté entre les acteurs judiciaires, les motards, quant à eux, sont restés très calmes.