FOOTBALL

IMAGES | Match arrêté en Grèce: le président du PAOK envahit le terrain, arme à la ceinture!

Le choc entre les deux leaders du championnat de Grèce de football entre le PAOK Salonique et l’AEK Athènes s’est conclu dans le chaos dimanche.

Les joueurs de l’AEK, en tête du classement (54 pts), ont refusé de terminer la rencontre après l’envahissement du terrain par des dirigeants du PAOK. Le président du club de Salonique portait à la ceinture ce qui ressemble à un pistolet rangé dans un étui, selon des photos.

On joue alors la 90e minute de ce match crucial pour la tête du classement de Super League, 0-0 au tableau d’affichage. Le défenseur cap-verdien du PAOK, Fernando Varela, pense avoir marqué le but salvateur qui donnerait à son équipe la victoire et la tête du championnat.

 

 

Mais l’arbitre Giorgos Kominos refuse le but pour un hors-jeu, ce qui provoque la furie du banc local, et notamment du président du PAOK, l’homme d’affaires greco-russe Ivan Savvidis.

Visiblement excédé, le dirigeant rentre alors sur le terrain, précédé d’autres membres du staff, pour aller interpeller l’arbitre et demander, selon les médias, à ses joueurs de ne pas reprendre le jeu, ce que les images de télévision semblent confirmer.

 

 

«Vous êtes fini»

Selon les médias, le directeur technique du PAOK Lubos Michel, qui est allé interpeller l’arbitre, aurait dit à celui-ci: «Vous êtes fini». L’arbitre a ensuite modifié sa décision, accordant le but au PAOK, ce qui donnerait au club de Salonique la première place de Super League, avec 55 points, après cette victoire 1-0.

L’arbitre n’a pas pu convaincre l’AEK de revenir sur le terrain pour que le match soit réglementairement terminé. Les joueurs visiteurs étaient rentrés au vestiaire, s’inquiétant pour leur sécurité et accusant Savvidis d’avoir attaqué un dirigeant de l’AEK, Vasilis Dimitriadis.

 

 

L’arbitre remettra à la Fédération grecque de football un rapport sur le match qui permettra de décider des sanctions à prendre envers les équipes ou les individus.

Plus tôt dimanche, le Comité d’appel de la Fédération avait décidé de réattribuer les trois points retirés au PAOK à la suite du match annulé contre l’Olympiakos après que l’entraîneur visiteur Oscar Garcia a été touché par un objet lancé depuis les tribunes.

Le Comité a également décidé de supprimer la sanction qui imposait au PAOK de disputer ses deux prochains matchs à domicile à huis clos. Toutefois, le résultat du match, qui avait finalement été accordé sur tapis vert avec un score de 3-0 en faveur de l’Olympiakos, est maintenu, de même que l’amende de 30.000 euros que devra verser le PAOK.

Le gouvernement grec suspend le championnat

« Nous avons décidé de suspendre le Championnat », a annoncé le secrétaire d’Etat aux Sports, Giorgos Vasiliadis, à l’issue d’une réunion avec le Premier ministre, Alexis Tsipras.

Les rencontres « ne reprendront pas tant qu’un nouveau cadre ne sera pas mis en place, convenu par tous », a-t-il ajouté, précisant qu’Athènes était « en contact » avec l’UEFA.

Cette réaction gouvernementale répond à un nouvel accès de violence dans le football grec, avec l’interruption du match entre PAOK et AEK après l’irruption sur la pelouse de Savvidis, arme à la ceinture, pour protester contre l’arbitrage. Le bouillant dirigeant, un influent homme d’affaires gréco-russe de 58 ans affichant ses sympathies pour le gouvernement de gauche, était recherché lundi par la police pour « violation de la loi sportive », a indiqué une source policière.

« Dans le cadre de la procédure de flagrant délit, M. Savvidis sera arrêté s’il est localisé d’ici ce soir, à minuit », a précisé la même source. S’il reste introuvable d’ici là, il pourra ensuite être poursuivi en procédure normale.

L’entourage de Savvidis a défendu son comportement lundi: « il n’a menacé personne avec une arme », a déclaré son bureau de presse au journal Russia’s sport express, relevant que le dirigeant de PAOK avait un port d’arme.