WALLURBEX FOOTBALL CLUB

GRAND ANGLE | Le stade Marchand des Avins, autrefois théâtre de rivalités villageoises

Le FC Les Avins fait partie de ces petits clubs villageois aujourd’hui disparus et que les livres d’histoires ont depuis oublié. Avec ses 7 mètres de dénivelé entre le poteau de corner côté buvette et celui situé à l’opposé, le terrain du stade Marchand n’a, au final, pas tellement changé en pratiquement trente ans d’errance. Et ce qui était autrefois le centre névralgique de la vie villageoise incarne aujourd’hui le paisible repère de quelques bestiaux condrusiens.

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Des arbres qui poussent au milieu d’une tribune, de la rouille qui ronge les pylônes d’éclairage, des graffitis qui jonchent les murs des vestiaires, des fantômes du passé qui se souviennent de leurs exploits: L’Avenir est parti à la découverte des terrains de football abandonnés de Wallonie.

De grandes bâtisses en pierres du pays, de vastes champs à perte de vue, quelques bosquets couvrant le haut des crêtes alentour, des vaches broutant l’herbe grasse des chavées: le décor est planté. Niché au cœur du Condroz, le petit village des Avins, situé sur la commune de Clavier, abrite ce qui ressemble à l’un des derniers bastions de ce fameux «esprit de clocher», si cher et si révélateur de notre Wallonie rurale.

Au détour d’une petite route bosselée à peine plus large qu’une voiture, se dresse l’antique tribune de ce qui abritait autrefois le club de football du village: le Stade Edmond Marchand, du nom du premier président du FC Les Avins. Un «vrai» club de village, où les vaches d’aujourd’hui ont remplacé les joueurs de foot d’hier.

Des vaches sur la pelouse, cela rappelle inévitablement le premier terrain qu’a occupé ce petit club condrusien. «C’était un peu plus haut, le long de la route de Clavier», se souvient Jacky Lecouturier, ancien délégué, bénévole et comitard. «La semaine, le champ était occupé par des vaches. Et le week-end, c’est le football qui en prenait possession, tandis que les joueurs allaient se changer dans le café situé à quelques dizaines de mètres de là.»

Puis, en 1974, le club déménage aux abords des carrières Vanderpoorten. «Avec d’autres bénévoles et membres du comité, nous avons construit le clubhouse, la buvette. Tout le monde a mis la main à la pâte: les carrières voisines nous fournissaient les pierres, il y avait un plombier dans le comité qui s’est occupé des douches, le charpentier du village a réalisé la charpente… Le tout bénévolement. Le foot permettait aux gens du village de se rencontrer, de se rapprocher. Le stade de foot, c’était en quelque sorte la maison de la culture du village (rires).»

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