TC Nivelles - Dossier Capitalium: des parties civiles déçues face à des prévenus qui disent regretter

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon rendra son jugement le 13 avril dans le dossier dit Capitalium, une vaste escroquerie dont la prévenue principale est la femme d'affaires Véronique Van Acker. Les anciens footballeurs Luigi Pieroni et Mbo Mpenza font notamment partie des personnes grugées. L'avocate de M. Mpenza a exprimé au nom des parties civiles, à la fin des plaidoiries des avocats de la défense, toute la déception que les victimes ressentent au terme de plusieurs audiences: 7,2 millions d'euros ont été détournés et ils n'ont toujours pas obtenu de réponses à leurs questions.

Les parties civiles se sont également rendues compte qu'elles ne reverraient jamais leur argent. Certains ont été grugés de plusieurs centaines de milliers d'euros. Désormais, Véronique Van Acker assure ne plus posséder d'argent et se retrouve en médiation de dettes. Son avocat, mardi encore, a affirmé que croire que sa cliente avait caché de l'argent quelque part relève du fantasme. Tout aurait été dépensé dans un train de vie fastueux et pour le fonctionnement des sociétés du groupe Capitalium.

"Trente plaintes ont été déposées, plus de sept millions ont été détournés et je suis étonnée de voir des prévenus totalement impassibles devant la situation des parties civiles. La seule chose qui les émeut, c'est leur petite personne. On n'a pas entendu beaucoup de regrets, sauf de Madame Van Acker dont on peut se demander ce qu'elle regrette vraiment. Les parties civiles sont fortement déçues: elles attendaient des réponses, elles n'ont eu que des déceptions", a plaidé en fin d'audience Me Giacometti, l'avocate de Mbo Mpenza.

Le tribunal leur donnant la parole en dernier lieu, plusieurs prévenus se sont dits conscient de la colère et de la situation des parties civiles, s'en disant sincèrement désolés.

"Je l'ai déjà dit, je regrette: il ne se passe pas un jour sans que je repense à cette histoire. Mais j'ai compris que tout ce que je pourrais dire sera toujours à ma charge. J'ai souvent très mal au cœur pour les parties civiles. Malheureusement, je ne sais pas revenir en arrière", a déclaré Véronique Van Acker.