RAEREN

Plusieurs chevaux maltraités ont été saisis

Plusieurs chevaux maltraités ont été saisis

Les chevaux saisis sont maigres, infestés de parasites et même blessés. Animaux en péril

L’association «Animaux en péril» s’est rendue à Raeren pour sauver des chevaux en danger. Ceux-ci se trouvent aujourd’hui en refuge.

Ce mercredi, l’Unité du Bien-Être Animal Wallon (UBEAW) a ordonné une saisie à Raeren, pour des chevaux en mauvaise santé. C’est l’association «Animaux en péril» qui s’est rendue sur place. À son arrivée, celle-ci a trouvé un terrain peuplé de chevaux dans un état désastreux. Les animaux sont maigres, sales et blessés pour certains.

«Le troupeau stagnait dans la saleté et ne disposait d’aucun abri digne de ce nom. La prairie n’était qu’un champ de boue même si lors de la saisie, le sol était gelé. De toute évidence, les chevaux étaient privés des soins les plus élémentaires et n’étaient pas nourris en suffisance, indique-t-elle dans un communiqué. La propriétaire des chevaux n’a finalement pas du tout tenu compte des nombreux avertissements donnés auparavant par les services d’inspection vétérinaire». De ce fait, ceux-ci ont décidé de passer à l’étape supérieure et ont saisi les quatre chevaux les plus faibles du troupeau. «Ils ont également sommé la propriétaire d’améliorer urgemment les conditions de vie des autres équidés, sous peine qu’ils soient également confisqués. Pour ces chevaux, l’inspection vétérinaire restera particulièrement vigilante.»

Que risque la propriétaire?

À leur arrivée au refuge, les quatre chevaux ont été auscultés par un vétérinaire. «Ils sont cachectiques, infestés de parasites et présentent des pieds très négligés. Une jument, borgne, a l’autre œil mutilé la rendant presque aveugle. Une autre vieille jument est dans un tel état de faiblesse qu’elle peine à tenir debout. La troisième, âgée de 24 ans et suitée d’une pouliche, affiche un grand épuisement.»

Le parquet va étudier les procès-verbaux dressés par l’UBEAW. «Les propriétaires auteurs de maltraitances passeront alors devant le tribunal correctionnel où ils risquent 6 mois de prison et 100 000€ d’amende maximum», estime l’UBEAW.