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Abus en classe verte: le pouvoir organisateur aurait-il dû annuler le deuxième voyage?

Abus en classe verte: le pouvoir organisateur aurait-il dû annuler le deuxième voyage?

Illustration andranik123 – stock.adobe.com

Le comité des parents d’élèves de l’école de Forest touchée par des faits de mœurs lors d’un voyage scolaire a réclamé jeudi une enquête sur le processus décisionnaire du pouvoir organisateur.

En novembre, une enfant de 4 ans a parlé à ses parents d’actes qui semblaient abusifs au retour d’une classe verte en région liégeoise. Ils l’ont conduite à l’hôpital et SOS enfants leur a confirmé la suspicion d’abus. Ils ont prévenu l’école la veille d’un second départ d’enfants, une soixantaine, au même endroit.

Le comité des parents reproche notamment au pouvoir organisateur de ne pas avoir appliqué le principe de précaution en annulant le deuxième voyage et de ne pas avoir communiqué sur ce crime présumé. Ils critiquent aussi la faiblesse des mesures mises en place.

Le bourgmestre avait entre autres justifié l’absence de communication par la discrétion requise par les parents de la victime et par le parquet de Bruxelles pour ne pas nuire aux besoins de l’enquête. Il avait ajouté que les professeurs avaient reçu instruction de ne jamais quitter les enfants et que leur comportement avait été surveillé à leur retour par des psychologues avec le soutien du centre PMS (centre psycho-médico-social).

Un parent d’une enfant du second groupe remarque que les enseignants qui prenaient part à la classe verte n’ont pas été mis dans la confidence, ni même l’équipe du domaine de destination. Quant au suivi des psychologues au retour des enfants, il avance qu’«aucun parent ne m’a dit avoir entendu parler de psychologues et les professeurs nous disent ne pas en avoir vu». La direction de l’école n’a pas répondu aux sollicitations de l’Agence Belga et n’a en conséquence pas confirmé, ni infirmé, ces derniers points.