GHLIN

Diminution des budgets des casernes de la Protection Civile appelées à disparaître

Diminution des budgets des casernes de la Protection Civile appelées à disparaître

La caserne de Ghlin va voir son budget amputé de 100.000 euros...sur un total de 130.000 Ugo PETROPOULOS

Les budgets de fonctionnement 2018 des casernes de la Protection Civile appelées à disparaître dans le cadre de la réforme au début 2019, ont été fortement réduits. Une déléguée de la CGSP de la caserne de Ghlin, visée par la réforme, tire la sonnette d'alarme.

Un aperçu des allocations de base pour les frais de fonctionnement est, selon Joëlle Brouillard, déléguée CGSP à la caserne de Ghlin, des plus alarmants.

Les chiffres indiquent une réduction drastique de 130.000 euros annuels à 30.000 euros en 2018. Seules les casernes qui sont amenées à disparaître -Ghlin, Jabbeke, Libramont, Liedekerke- au début janvier 2019 sont concernées. Les deux casernes qui subsisteront, Brasschaat et Crisnée, reçoivent quant à elles des budgets de 286.404,28 euros.

"Ce que nous craignions se concrétise", a expliqué Mme Brouillard. "Notre directeur général coupe dans le budget des unités qui devraient fermer fin 2018 dans le cadre de la réforme qui a pris du retard, notamment, suite aux divers recours et après avoir été recalée en inter-cabinets le 6 février. Nous passons, par exemple, dans les dépenses de fonctionnement normal d'un budget annuel de 130.000 euros en 2017 à 30.000 euros en 2018. Comment fonctionner? Une réparation, un entretien de véhicule, les consommables d'intervention et d'administration, etc. entrent dans ce budget fonctionnement."

"Nous ne pourrons plus travailler"

Le charroi de la caserne de Ghlin est de 29 camions/porteurs/tracteurs, 7 semi-remorques, 8 engins de génie, 24 camionnettes/pick-up/minibus/véhicules de commandement, et 26 conteneurs.

"La question est de savoir si nous pourrons tenir nos engagements jusqu'à la fin de l'année comme prévu par les arrêtés royaux de la Protection Civile. Avec 30.000 euros, nous tenons jusqu'en mai. Nous estimons que c'est une rupture d'engagement vis-à-vis, notamment, des zones de secours, de la police de la route au niveau du balisage, si nous ne pouvons plus l'assurer. Ces décisions nous forcent à terme à ne plus pouvoir travailler", a regretté la représentante de la CGSP.