BELGIQUE

Bientôt une augmentation sensible du prix des timbres

Bientôt une augmentation sensible du prix des timbres

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Bpost augmentera les tarifs de ses timbres dès le 1er mars, a annoncé l’entreprise vendredi soir.

À l’achat de 10 timbres ou plus, le prix du timbre s’élèvera à 0,84 euro pour un envoi normalisé en Belgique. Pour le même timbre acheté à l’unité, le client paiera 0,87 euro contre 0,79 euro actuellement.

Le tarif d’affranchissement d’un envoi normalisé expédié en Europe passera quant à lui à 1,30 euro à l’achat de minimum 5 timbres et à 1,36 euro pour un achat à l’unité.

Pour les envois expédiés hors Europe, le tarif international s’élèvera à 1,52 euro à partir de 5 timbres et à 1,58 euro à l’unité.

«Au total, la hausse tarifaire moyenne pour 2018 de tous les produits de courrier domestique sera d’environ 4,7%», a indiqué bpost dans un communiqué. «Cette augmentation des prix tient compte, comme la loi le prévoit, de l’inflation et de la baisse annuelle du volume de correspondance. Elle permet en outre à bpost de garantir chaque jour un service universel abordable et de qualité, partout en Belgique», a ajouté la société.

Selon cette dernière, l’impact annuel sur le budget des ménages restera «très limité», à environ 1,60 euro par an et par ménage.

«Ces nouveaux tarifs situent par ailleurs bpost dans la moyenne des opérateurs postaux européens et sous le prix moyen d’un timbre domestique au sein de l’UE, à 0,91 euro», s’est encore justifiée l’entreprise.

«Rester une entreprise compétitive»

«Nous n’avons rien à cacher. Il faut se rendre compte que nous n’avons pas augmenté nos tarifs depuis le 1er janvier 2016», a ajouté Baudouin de Hepcée, directeur de la communication de bpost, interrogé par l’agence Belga. «Cette augmentation s’inscrit en outre dans la défense d’un service universel de qualité que nous devons continuer à financer et dans la défense de l’emploi au sein de notre société», a-t-il poursuivi. «Cette hausse – plus limitée que celles enregistrées dans les pays voisins (+18% en France sur 2 ans, +13% aux Pays-Bas sur la même période) – permet également à bpost de rester une entreprise compétitive», a enfin souligné le responsable.

Reste à voir si l’Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT), qui doit approuver les hausses tarifaires, l’entendra de la même oreille. L’an dernier, ce dernier avait refusé la demande d’augmentation tarifaire de bpost pour 2017, estimant que les tarifs proposés par l’entreprise postale permettaient de dégager, au-delà des coûts, «une marge bénéficiaire dépassant largement la marge raisonnable de 15% dans un marché où la concurrence est insuffisante et qui fait l’objet d’une réglementation tarifaire stricte pour les produits du service universel, en particulier pour le panier du petit utilisateur».

bpost avait fait appel de cette décision devant la Cour des marchés, le juge des recours contre les décisions des régulateurs. Mais en octobre dernier, la cour avait donné raison à l’IBPT.

«L’augmentation prévue cette année est totalement en ligne avec la nouvelle loi postale, qui tient compte de l’inflation mais aussi de la chute du courrier», ce qui n’était pas le cas auparavant, a assuré à ce propos Baudouin de Hepcée.